Italie : Grande marche civile et religieuse pour la paix

De Pérouse à Assise

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ROME, Lundi 26 septembre 2011 (ZENIT.org) – Plus de 200.000 personnes ont parcouru à pieds plus de 24 kms entre les villes de Pérouse et Assise en Italie, à l’occasion de la traditionnelle marche pour la paix. Depuis 50 ans, cette marche réunit chaque année, en septembre, de nombreux représentants du monde politique et de membres d’associations laïques et religieuses.

Scouts, syndicats, paroisses, et de nombreux représentants de municipalités et de provinces italiennes, d'entreprises et d'organisations nationales et internationales, engagés dans la lutte contre la pauvreté, pour la justice sociale, pour l’égalité des droits des peuples, contre les discriminations de toutes sortes, ont effectué une marche de six heures.

Parmi les banderoles et les drapeaux flottant au vent, on notait celui de la candidature d’Assise et Pérouse au titre de capitale européenne de la culture 2019. Il était porté par les maires des deux villes.

« Ce n’est qu’en considérant la complexité des conflits qui blessent nos sociétés que nous pouvons comprendre qu’il ne saurait y avoir de paix sans paix au sein des communautés, dans les rues, ou au sein des familles, sans le respect des gouvernants pour leurs citoyens, à qui ils doivent rendre justice, ou si l’économie, de moins en moins réelle et détachée du travail et de la production, enrichit qui est riche et appauvrit qui est pauvre », souligne le texte de préparation et de présentation de la marche.

« Tout ce qui arrive à un homme ou une femme, dans n’importe quelle partie du monde, lit-on dans le texte écrit par l’association chrétienne des travailleurs italiens (ACLI), nous rend responsables de son sort ; l’ignorer signifie soutenir cette violence qui est la cause de l’absence de paix dans le monde ».

Le document final de la marche rappelle que « la fraternité des peuples se fonde sur la dignité, sur la parité des droits fondamentaux et sur la citoyenneté universelle des personnes qui forment des peuples ». Le défi actuel est de « traduire dans les faits le principe d’interdépendance et de non division qui caractérise les droits de l’homme (civils, politiques, économiques, sociaux et culturels) et de redéfinir la citoyenneté en termes d’inclusion ».

Pour cela, conclut-il, il faut en Italie « un gouvernement de paix et une nouvelle politique cohérente dans chaque domaine. Il faut investir avec une grande détermination dans l’édification d’une Europe des citoyens fédérale et démocratique, ouverte, solidaire et non violente et d’une communauté méditerranéenne qui, accueillant l’extraordinaire demande de liberté et de justice du printemps arabe, sache transformer cette région de grandes crises et tensions en un océan de paix et de bien être pour tous ».