Italie/immigration: Jésuites et Salésiens dénoncent un projet de loi

Les immigrés, ni "ennemis" ni "envahisseurs"

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CITE DU VATICAN, Jeudi 21 février 2002 (ZENIT.org) - Au nom de l´Evangile, Jésuites et Salésiens dénoncent le nouveau projet de loi du gouvernement italien sur l´immigration, indique l´agence religieuse Vidimus Dominum: les immigrés ne doivent pas être traités en "ennemis" ou en "envahisseurs", estiment les religieux italiens.



Ce sont les Jésuites qui ont formulé les premières critiques à l´encontre du projet de loi restrictif qui adopte la philosophie du centre-droit vis-à-vis des immigrés du Tiers Monde, dans la revue "Civiltà Cattolica" en adoptant un ton critique.

La position des Salésiens italiens a été exprimée dans un document de la fédération des Services Civils et Sociaux et du Centre National des Œuvres Salésiennes. Les Salésiens formulent des critiques sévères à l´encontre de la nouvelle loi sur les immigrés que le gouvernement a préparée et fait approuver en toute hâte par une branche du Parlement, sans tenir compte, disent-ils, des nombreuses critiques de la société civile.

"En tant que Salésiens et laïcs qui travaillent dans les services sociaux, nous confirmons que l´accueil des autres et surtout de ceux qui sont différents de nous de par leur culture et leur tradition, affirme le document, est non seulement un devoir évangélique, mais aussi une richesse pour notre société et notre pays. En tant qu´éducateurs des jeunes, nous ne pouvons en aucune façon accepter cette manière de voir qui envisage l´étranger comme un danger et une menace. Nous sommes convaincus que la vie des jeunes doit être ouverte à l´accueil solidaire d´autrui. Nous demandons que ce phénomène soit affronté et réglementé avec équité, justice et clarté, mais sans alarmismes ni prises de positions démagogiques".

Pour cela, les Salésiens assurent qu´ils veulent souscrire aux préoccupations suscitées par cette loi et déjà exprimées par d´autres organismes et associations italiennes.

En ce qui concerne cette loi, les Salésiens déclarent en particulier ne pas partager "la philosophie de fond": "C´est comme si l´on se trouvait dans une situation obligeant à affronter le risque imminent d´invasion de peuples dont la croissance démographique est disproportionnée par rapport à la nôtre, ou à faire obstacle aux flux qui entrent dans le pays, comme si l´on devait contrecarrer un ennemi".