Italie : L'épiscopat en première ligne contre le SIDA en Afrique

Intervention du cardinal Bagnasco dans le cadre du programme Dream

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ROME, Mardi 17 mai 2011 (ZENIT.org) - « L'accès aux soins pour tous est le moyen principal pour vaincre la maladie », a déclaré vendredi 13 mai, à Rome, le cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la Conférence épiscopale italienne (CEI), lors de son intervention à la VIIème conférence internationale de la communauté de Sant'Egidio sur : « Accès universel et traitement : Le pas décisif pour vaincre le SIDA ».

Cette rencontre s'inscrivait dans le cadre du programme Dream (Drug Resource Enhancement against Aids and Malnutrition), pour soigner le SIDA en Afrique. Ce programme a été lancé par Sant'Egidio en 2002 et soutenu dès le départ par l'épiscopat italien.

Le drame du SIDA, a rappelé le cardinal Bagnasco, « frappe 23 millions de personnes en Afrique » et constitue « un problème énorme, médical et humain » auquel l'Église fait face, elle aussi, de manière « active et efficace ».

Le président de la CEI s'est félicité des progrès réalisés par le projet Dream qui a permis de sauver la vie à plus de 150.000 femmes, hommes, enfants, et dont les activités couvrent aujourd'hui 10 pays africains. Ce projet compte vingt laboratoires de biologie moléculaire et 33 centres cliniques pour les soins.

« Un des signes particuliers d'espérance et de victoire sur le mal, sont les 14.000 enfants nés sains de mères séropositives », a-t-il dit : « Un témoignage concret du pouvoir de la charité chrétienne et de sa précieuse fonction dans le processus régénérateur de la famille humaine ».

Car, a-t-il commenté, « même si la coopération des États connaît un dur fléchissement, l'Église italienne, grâce à la générosité et à la confiance des catholique et des citoyens, continue à beaucoup investir dans la solidarité avec le sud du monde ».

Le cardinal Bagnasco a insisté sur l'importance des efforts d'éducation sur le terrain qui, a-t-il dit, doivent faire levier « sur les mentalités, la culture », en les transformant. Il est temps de réaffirmer la dignité de la personne humaine, en rappelant que la prévention passe par « l'éducation au respect de la valeur sacrée de la vie, et à une pratique correcte de la sexualité ».