Italie : La « cabane de Bethléem » pour les SDF fête ses 20 ans

Une œuvre de la Communauté Pape Jean XXIII

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ROME, Mardi 20 mars 2007 (ZENIT.org) – En 20 ans, la « Cabane de Bethléem », ouverte par don Oreste Benzi en Italie pour les sans-domicile-fixe, a accueilli dix mille personnes, annonce l’agence vaticane Fides. Des structures analogues en Albanie, en Russie, en Bolivie, en Zambie, en Tanzanie, au Kenya.



Vingt ans ont été parcourus depuis qu’à Rimini la Communauté Pape Jean XXIII a donné vie à la « Cabane de Bethléem » (capannadibetlemme@apg23.org), structure d’accueil des SDF. Et dix ans se sont écoulés depuis la mort de Michel Roland, l’avocat-juge charismatique belge qui a vécu 7 ans dans la Cabane et dont le projet de la Communauté qui s’occupe des “clochards” porte désormais le nom.

A l’occasion de ce double anniversaire, la communauté Pape Jean XXIII organise demain, mercredi 21 mars, une journée de réflexion sur la signification de l’expérience de la Cabane par rapport au passé et sur les perspectives d’avenir.

De 1987 à aujourd’hui environ 10.000 personnes ont été accueillies à la « Cabane de Bethléem », même pour plus d’une journée, y trouvant un contexte de vie familiale.

Don Oreste Benzi, fondateur et président de la communauté Pape Jean XXIII, raconte : « La vie est une symphonie, disait Michel Roland, et nous, pendant toutes ces années, nous en avons cherché la note sensible : la voix des pauvres. Une voix qui nous jette en face toute l’hypocrisie humaine. Michel a tout quitté, une carrière de juge, de l’argent et du confort, pour vivre avec eux et devenir un des leurs, comme l’avait déjà fait son prédécesseur, Andrea Volon ».

Il ajoute : « La véritable urgence liée à la pauvreté extrême, sur notre territoire comme ailleurs, est de se charger de toute la sphère des besoins d’une personne en difficulté. Les accueils improvisés, donner un logement et de la nourriture, ne suffisent pas : il est nécessaire de construire la vie avec les humbles dans un partage total, avec des programmes et des projets à long terme visant à inclure les pauvres dans la société. Là-dessus nous nous sommes toujours interrogés, et nous pouvons dire que le vrai message, ce sont les exclus qui l’ont donné, en ayant été en mesure de créer avec nous cette famille exceptionnelle qu’est la Cabane de Bethléem. »

Aujourd’hui, cette structure de 650 m2, située sur les collines de Covignano, offre un premier accueil nocturne, un appartement dans lequel sont insérées des personnes ayant des projets personnalisés à long terme, et un centre de travail.

Il a une capacité de 40 lits, dont 5 spécifiquement pour l’accueil féminin, une expérience qui vient de naître.

Environ 100 repas sont distribués chaque jour et il y a 15 agents et bénévoles engagés quotidiennement.

A l’intérieur, on trouve également un cabinet médical et un bureau d’assistance légale.

Des structures de ce type ont également été mises en place par la Communauté ailleurs en Italie (à Vicence et à Bologne), en Albanie, en Russie, en Bolivie, en Zambie, en Tanzanie et au Kenya, et on entrevoit cette possibilité dans d’autres pays.