Italie : Le cardinal Scola appelle à un « sursaut » de conscience civique

A l’occasion de la fête du Très Saint Rédempteur

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ROME, Mercredi 20 juillet 2011 (ZENIT.org) –« Il est de plus en plus clair que le pays a besoin d’un sursaut de conscience civique, surtout en ces temps de graves crises économiques et financières », a déclaré le cardinal Angelo Scola, administrateur apostolique de Venise et archevêque élu de Milan, dans son traditionnel « discours du Rédempteur ».

Depuis 2003, à l’occasion de la fête du Très Saint Rédempteur, qui tombe le 3ème dimanche de juillet, le cardinal Scola propose chaque année une réflexion sur un thème particulièrement important au niveau ecclésial, social, civil et anthropologique pour Venise mais aussi pour d’autres villes.

La crise, a dit le cardinal Scola « ne saurait trouver des solutions dans les ajustementstechniques des règles du marché car, même si ces derniers sont nécessaires, le marché ne relève pas d’un fait naturel mais de la culture et il a donc dans le facteur humain et dans sa qualité morale une composante indispensable. La réforme du marché demande elle aussi un renouvellement anthropologique et éthique ».

D’où l’invitation du Saint-Père, a-t-il ajouté, « à un nouvel engagement des catholiques en politique » capable de créer, comme il le faut, une harmonie entre l’éthique et le politique ».

Le cardinal Scola a également évoqué d’autres phénomènes de malaise social tels que l’abandonn scolaire précoce, l’inactivité, lechômage, la précarité et la perte d’emploi.

« Dans ce contexte, a-t-il dit, ce que l’on appelle 'urgence éducative'prend toutes les dimensions et les contours de la question sociale de notre temps. On ne peut rester inertes face à cette accusation de 'ne pas être un pays pour les jeunes'! ».

« Ce devoir d’éducation nécessite néanmoins des objectifs qui doivent être clairs. Celui-ci ne peut se réduire à un appel stéréotypé à revenir aux valeurs, mais exige un engagement personnel et communautaire à faire faire l’expérience de ces valeurs ».

Et les familles,a-t-il ajouté, qui sont « les premiers responsables de cette éducation », devront être « soutenues par des politiques adéquates ».

Le cardinal Scola a réaffirmé par ailleurs l’importance que chaque citoyen « se sente lui-même responsable de ses actions et du bien qu’il fait à la communauté, indépendamment du rôle social qu’il recouvre ».

Enfin, il n’a pas manqué de parlé du rôle promoteur de paix que la région nord-est peut jouer en Méditerranée, si elle se fait l’interprète d’impératifs comme le « dialogue », la « cohésion », la « convergence », l’ « intégration », et le « développement » , et si elle met à profit « l’importante tradition d’accueil et de relations de la Sérénissime ».

Le cardinalScola célèbrera sa première messe solennelle au Dôme de Milan le 25 septembre.