Italie : le monde du sport "supporteur" du pape

Une fête le 7 juin place Saint-Pierre

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 410 clics

Quelque 50.000 sportifs italiens rencontreront le pape François samedi prochain, 7 juin 2014, place Saint-Pierre, à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la fondation du Centre sportif italien (CSI).

L'événement est organisé en collaboration avec le Bureau pastoral du sport, du tourisme et du loisir de la Conférence des évêques italiens.

Sportifs, entraîneurs et dirigeants, représentants de toutes les sociétés sportives, du Comité olympique national italien aux plus petites associations, se retrouveront pour « une grande fête » qui mettra en lumière « le visage humain du sport », explique le président du Csi, Massimo Achini, au micro de Radio Vatican.

« Tous les sportifs savent que ce rendez-vous est un moment un peu magique... il s’agit d’une convocation vraiment inattendue : celle du pape François », se réjouit-il, soulignant que « toutes les sociétés sportives qui ont à cœur l’éducation des adolescents et des jeunes » sont invitées.

Ces associations sont en effet « un patrimoine de l’humanité et de l’éducation », et en tant que telles elles rendront hommage au pape François « pour tout ce qu’il fait pour l’Église et pour l’humanité d’aujourd’hui » : « le monde du sport est un 'supporteur' du pape ».

Ce sera aussi l'occasion « de renouveler l'enthousiasme de ceux qui croient vraiment dans le sport comme instrument d’éducation à la vie », poursuit Massimo Achini, saluant les « centaines de milliers de personnes qui consacrent une partie importante de leur temps pour être avec les jeunes sur les terrains et qui rendent un service extraordinaire ».

Il donne le programme de cette « journée inoubliable » : « À partir de 9h du matin, la rue de la Conciliation sera transformée en un village sportif, avec des terrains de volley-ball, de football, de basket, des pistes pour les arts martiaux… en somme, un très grand nombre de disciplines où les jeunes qui viendront de toute l’Italie pourront jouer. L’accès à la place Saint-Pierre sera ouvert à partir de 14h et, à 15h, commencera l’animation, la fête. »

Le pape François rejoindra les sportifs à 16h, pour passer avec eux une heure et demie de « fête », de « réflexion sur la valeur du sport », grâce à des témoignages. « Nous écouterons le pape avec tout notre cœur », ajoute Massimo Achini.

Toutes les associations participeront « dans leur tenue de sport, pour que la joie du monde du sport se voit aussi à travers les couleurs », précise-t-il.

Récemment, le pape François a rencontré les délégations de la Fédération italienne du football et de la Ligue série A, le 2 mai. Il les a exhortés à être « toujours de vrais sportifs ! », en mettant en garde : « le facteur économique ne doit pas prévaloir sur l’aspect sportif ». (cf. Zenit du 2 mai 2014).

Le 23 novembre dernier, il avait plaidé pour « la fraternité universelle » du sport en demandant de « ne pas réduire les athlètes à des marchandises » devant les délégués des Comités olympiques européens (cf. Zenit du 25 novembre 2013). La veille, il avait rencontré les équipes de rugby des "Pumas" d’Argentine et des "Azzurri" d’Italie (cf. Zenit du 22 novembre 2013).

Le pape a également allumé la torche de l’« Universiade Trentin 2013 » le 6 novembre, envoyant « un message de confiance dans les jeunes et dans le sport » (cf. Zenit du 8 novembre 2013).

Le sport doit être « toujours un moyen d’échange et de croissance », avait-il déclaré à Rio de Janeiro, en bénissant les drapeaux des Jeux olympiques et paralympiques de 2016 (cf. Zenit du 25 juillet 2013).

Quelques jours plus tard, le 13 août au Vatican, il avait rencontré les équipes de football et les délégations nationales d'Italie et d'Argentine, demandant de favoriser les valeurs du sport : beauté, gratuité, camaraderie (cf. Zenit du 13 août 2013).

En outre, le pape rencontrera des athlètes paralympiques du monde entier le 4 octobre prochain, en la fête de saint François d'Assise, dans la salle Paul VI du Vatican. (cf. Zenit du 26 mars 2014).

Avec une traduction de Constance Roques