Italie : le patrimoine artistique de l'Eglise sur Internet

« Un service pour toute la collectivité »

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Anne Kurian

ROME, vendredi 23 novembre 2012 (ZENIT.org) – Tout le patrimoine des biens culturels ecclésiastiques des églises italiennes est désormais accessible aux internautes : au total, plus de 3 millions de peintures, objets sacrés et statues sont catalogués sur le portail BeWeb.

Le site internet BeWeb, raccourci de « Biens ecclésiastiques sur le Web » (Beni ecclesiastici in Web) a été présenté hier, 22 novembre 2012, dans les locaux de Radio Vatican, par Mgr Mariano Crociata, Secrétaire général de la Conférence des évêques italiens (CEI) et Mgr Stefano Russo, directeur de l’Office national pour les biens culturels ecclésiastiques.

Le travail d’inventaire informatisé de ces biens a été permis grâce à des accords spécifiques entre la CEI et le Ministère pour les biens et les activités culturelles, depuis 1996. Ce travail de titan a été réalisé par des équipes d’experts, lauréats en lettres, en histoire de l’art, en photographie.

Outre les trois millions d’objets culturels historiques, le portail présente tous les Instituts culturels ecclésiastiques présents sur le territoire: musées, archives, bibliothèques. L’utilisateur a accès à un moteur de recherche par artiste, par diocèse, par type d’objet ou par date et ce en italien et en anglais (à venir). Pour chaque objet, en plus des photos, une note précise la datation, l’auteur, les dimensions, la matière.

Selon Mgr Crociata, ce site Internet « est un service pour toute la collectivité ». Il atteste de « l’engagement de l’Eglise », une Eglise « en marche avec son temps qui, grâce aux nouvelles opportunités offertes par l’environnement électronique, se met en dialogue avec le monde à travers ses biens culturels ».

Cette opération est une « contribution essentielle à la culture italienne », a-t-il ajouté : grâce à BeWeb, le véritable « gisement de biens culturels » propre à l’Italie est rendu « encore plus évident ».

Pour l’évêque, ces millions de biens, allant des « chefs-d’œuvre de l’art aux manufactures artisanales », sont « expressions d’une spiritualité qui dans les siècles a donné forme à la vie des personnes, à leur appartenance ecclésiale, à la société et à la culture ».

Ils sont des « signes qui mettent en relation avec le mystère du réel » et avec « sa signification la plus profonde », a-t-il estimé.

Mgr Crociata a précisé que l’Eglise en Italie avait assumé directement la gestion et la valorisation de ces biens, « avec une attention spécifique à la sécurité et au respect des lois de l’Etat en matière de protection et de conservation des biens culturels ».

Cette opération « ne pouvait en aucune façon être déléguée », a-t-il poursuivi, cependant le travail s’est fait en concertation avec les Instituions civiles, auxquelles les diocèses, ont remis une copie de leur inventaire.