Italie : Les médecins catholiques favorables à la loi sur la fin de vie

« Une base acceptable », la proposition de loi déjà approuvée par le sénat

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ROME, Lundi 7 mars 2011 (ZENIT.org) - L'Association des médecins catholiques d'Italie (AMCI) réaffirme son opposition à toute forme d'euthanasie mais se dit favorable à la proposition de loi sur la fin de vie approuvée par le sénat de la République.

Dans un communiqué officiel, daté du 3 mars, sur le thème des Dispositions anticipées de traitement (DAT) discutées prochainement à l'assemblée nationale, l'AMCI s'estime en devoir « de détailler certaines précisions pour réaffirmer ce qui a déjà été dit lors de précédents communiqués officiels et éviter ainsi de mauvaises interprétations sur la position de l'Association des médecins catholiques italiens ».

Le communiqué réaffirme que, sur la base de données scientifiques, « là où l'alimentation et la nutrition », sont utiles, proportionnées et en adéquation avec les conditions cliniques, celles-ci constituent des actes de soutien vital » et que, « lorsqu'elles sont interrompues, deviennent une cause directe de la mort, se substituant à la maladie ».

Les médecins catholiques soutiennent avant tout qu'il est « essentiel pour la dignité et la déontologie du médecin » de préserver ce devoir qui consiste à « prendre soin du patient, quelque soit son état clinique ».Ils reconnaissent que « dans la réalité concrète de la profession médicale », « le risque d'abandon est plus présent que celui de l'acharnement », comme le confirment également des sources hautement scientifiques et les normes juridiques qui interdisent fermement le recours à l'acharnement thérapeutique ».

C'est pourquoi, réaffirment-ils, « les DAT ne sauraient constituer un 'testament' contraignant pour le médecin soignant qui, attentif à la relation humaine qui le lie à son patient, aura toujours à cœur de respecter cette ‘alliance thérapeutique', fondement même de la profession médicale, en tenant compte, en vertu des responsabilités qui lui reviennent, de la volonté exprimée par le patient ou par son fiduciaire ».

A ce propos, l'AMCI juge que « la proposition de loi en général, déjà approuvée par le sénat, représente en soi une base acceptable, qui ne devrait pas subir de bouleversements significatifs à l'assemblée nationale ».

« Ceci, conclut le communiqué, afin d'éviter que ne soit introduite dans la législation italienne un quelconque dérivé de l'euthanasie, qui aurait l'aspect dans le cas contraire, d'une défaite de la raison, de la médecine, de la déontologie médicale et de l'assistance due aux plus faibles ».