Italie: Pour défendre la vie, le choix responsable de ne pas aller voter

Conclusion du congrès diocésain sur la famille

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ROME, Vendredi 10 juin 2005 (ZENIT.org) – En vue de défendre la vie humaine, c’est un « choix responsable » que de ne pas aller voter les 12 et 13 mai prochains, déclare le cardinal Camillo Ruini, président de la conférence épiscopale italienne, et vicaire du pape pour Rome.



Il soulignait que l’Eglise « ne force pas les consciences mais veut seulement défendre la vie humaine ».

En effet, le referendum de dimanche et lundi en Italie vise à obtenir la « loi 40 » de 2004 quant à la procréation médicalement assistée, de façon à introduire notamment l’expérimentation sur les embryons humains, la fécondation de plus de trois embryons, la fécondation hétérologue, et la suppression des droits de l’embryon en tant qu’être humain. Mais pour que le referendum soit valide il faut que 50 % des personnes ayant droit au vote plus une voix viennent voter.

Les associations catholiques italiennes et les évêques ont donc opté pour l’abstention, comme moyen le plus efficace pour éviter la modification de la loi. Voter « non » serait prendre le risque de voir les modifications adoptées.

Le cardinal Ruini a redit la validité citoyenne de l’abstention en concluant les travaux du congrès diocésain sur le thème : "Famille et communauté chrétienne. Formation de la personne et transmission de la Foi", jeudi soir, 9 juin, au Latran.

A propos des quatre questions du referendum, le cardinal a fait observer: « Ce n’est pas nous qui les avons voulues. Ce n’est pas nous et ce ne sera pas nous qui exacerberons les oppositions. Nous ne voulons pas forcer les consciences mais seulement les éclairer; nous ne sommes contre personne, nous travaillons au contraire pour quelqu’un, pour la vie humaine naissante, pour les enfants qui ont le droit de connaître leurs parents, pour les femmes et les hommes d’aujourd’hui et de demain, qui doivent toujours être considérés comme des personnes et non comme des produits de laboratoire ou des objets d’expériences, et qui même dans leur juste désir d’être des parents, doivent être aidés à ne pas oublier que l’enfant est, avant d’être une satisfaction personnelle, une personne à accueillir comme un don ».

A propos des travaux du congrès, le cardinal Ruini disait par ailleurs: « Il faut renverser un préjugé très répandu et faire comprendre que la foi chrétienne n’est pas du tout hostile au corps et à la sexualité, mais au contraire qu’elle nous aide à découvrir pleinement leur valeur authentique ».

Il est important, disait-il, de « réveiller chez les jeunes, espérance de l’Eglise et souvent exposés au danger d’être ballottés, la confiance dans l’Eglise et le sens, souvent faible, d’en faire partie ».

D’autre part, le cardinal Ruini a insisté sur l’importance du « projet culturel orienté dans un sens chrétien ».