Japon : L'Église catholique à pied d’œuvre

Au lendemain du séisme et du tsunami

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ROME, Mardi 15 mars 2011 (ZENIT.org) - Au lendemain du terrible tremblement de terre et du tsunami qui ont ravagé le Japon, tous, à commencer par l'Église catholique, déploient de grands efforts pour porter secours aux victimes de la tragédie.

Devant l'étendue du désastre, les évêques japonais souhaitent être en première ligne « pour maintenir la flamme de l'espérance », souligne à l'agence vaticane Fides, l'évêque de Sendai, le diocèse le plus touché, Mgr Martin Tetsuo Hiraga.

« La situation est très difficile. Nous ne sommes pas encore en mesure d'évaluer l'étendue du désastre », reconnaît-il. « Les nouvelles sont partielles ».

L'évêque précise que son diocèse est très grand et couvre quatre préfectures civiles pour un total de 500 km de côte environ dans le nord de l'île de Honshu, la plus grande de l'archipel nippon. Le tsunami en a touché plus de 300.

Il dit ignorer encore « combien de personnes sont mortes, disparues et déplacées », et ne pas savoir si « parmi elles se trouvent des fidèles catholiques » ; que les habitants sont « exténués et désorientés ».

« C'est une tragédie qui a eu un fort impact émotionnel sur la société », ajoute-t-il. « L'unité et la bonne volonté de tous est nécessaire ».

« Nous, catholiques, déclare Mgr Tetsuo Hiraga , sommes un peu plus de 10.000 dans le diocèse de Sendai, un petit troupeau. Mais nous continuons à prier pour les victimes et nous ferons tout notre possible pour soulager et témoigner le message d'amour du Christ en ce moment de souffrance », ajoute-t-il.

Les évêques japonais, informe l'évêque, se réuniront mercredi 16 mars à Sendai dans le cadre d'une réunion d'urgence pour décider des stratégies à mettre en œuvre.

La Caritas japonaise, comme beaucoup d'autres organisations sur place, tente de porter secours aux sinistrés du tremblement de terre et du tsunami. Le nombre de morts se chiffre en dizaines de milliers, celui des sinistrés en centaines de milliers. Le risque d'une catastrophe nucléaire n'est à ce jour pas totalement écarté.