Je dis "non" à tout type de drogue

Le pape salue l'engagement d'une communauté italienne

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 780 clics

Le pape François dit « non » à « tout type de drogue » au moment où le gouvernement italien affirme la distinction – refusée par les spécialistes - entre drogue « douce » et drogue « dure ».

Le pape a en effet salué, au terme de l’audience générale de ce mercredi 7 mai, place Saint-Pierre, en italien, les membres d’une communauté italienne d’accueil, de sevrage et de réinsertion, gratuite, « San Patrignano » et leurs familles.

Le pape a ajouté, d’abondance du cœur : « Et cela fera peut-être du bien de le dire à tous, simplement : "Non à tout type de drogue !" N’est-ce pas ? Courage ! »

San Patrignano a trois centres en Italie (Rimini, Novafeltria, Trente), et a accueilli, 1396 jeunes en 2012. En tout depuis sa fondation, en 1978 : 25 000 personnes, parmi lesquels presque 4 000 jeunes dont la peine de prison a été commuée en peines alternatives à San Patrignano.

Plus de 400 parents sont intervenus, ce mercredi matin, place Saint-Pierre, pour dire « non » à la drogue et « oui » aux politiques éducatives, pour soutenir les familles.

Ce sont des pères, des mères, des frères, des soeurs de jeunes ayant affronté ou qui affrontent encore, un parcours en communauté pour se libérer de la drogue : de Milan à Naples, de Salerne à Gênes, Vérone, Vicence, Pérouse, de Sardaigne et de Sicile, de toute l’Italie en somme, mais aussi de Split, en Croatie.

Pour Francesco Samaden, coordinateur du réseau des associations, « c’est une rencontre importante, à un moment où il semble que l’on s’oriente toujours davantage vers une société qui veut la normalisation des drogues. Pour nous sentir moins seuls dans notre bataille, quoi donc de mieux que de se retrouver place Saint-Pierre, pour écouter les paroles du pape François qui s’est toujours exprimé en faveur du soutien à la vie ».

La délégation a offert au pape une couverture de cashmire blanche portant une croix brodée, faite par les jeunes filles de l’atelier de tissage de San Patrignano.

“Nous sommes convaincus, a ajouté Francesco Samaden, que tout type de drogue, quel qu’il soit, n’est que l’une des nombreuses façons de fuir la responsabilité individuelle que chacun a de défendre et mettre en valeur sa propre existence. C’est pourquoi nous ne pouvons pas laisser nos enfants être la proie de l’usage de ces substances. »

Il a conclu : « Nous voulons transmettre à nos enfants, par l’exemple, le sens du don merveilleux de la vie, de son infinie bonté, et de la nécessité de l’interpréter en donnant voix à notre cœur et à l’amour, et non à l’argent et à la course forcenée à posséder toujours plus pour soi-même ».