Jean-Paul II évoque sa mort et s'en remet à la Miséricorde divine

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CITE DU VATICAN, Lundi 19 mai 2003 (ZENIT.org) - Jean-Paul II a évoqué sa mort, disant qu’il s'en remet à la Miséricorde divine, en improvisant quelques mots à l'adresse de ses compatriotes.



Jean-Paul II a en effet reçu ce matin Place Saint-Pierre les dizaines de milliers de Polonais venus à Rome non seulement pour lui souhaiter un heureux anniversaire, mais pour participer à la canonisation de l'évêque polonais Józef Sebastian Pelczar et de la fondatrice Ursula Ledóchowska.

Le pape improvisait cette évocation de ses dernières années, en mentionnant la Miséricorde divine, un thème fort de son pontificat: "Hier j'ai fêté mes 83 ans en entrant dans ma 84 année, disait-il comme en confidence à des amis. Je sais bien que s'approche le jour où je devrai me présenter devant Dieu pour lui rendre compte de ma vie, de l'époque de Wadowice à celle de Cracovie et de Rome. Je m'en remets à sa divine miséricorde et à la Mère de Dieu".

Dans son discours en polonais, le pape avait auparavant évoqué les différentes rencontres avec ses compatriotes tout au long de son pontificat.

A propos du nouveau saint polonais, Mgr Józef Sebastian Pelczar, fondateur des Servantes du Sacré-Coeur, et de sainte Urszula Ledóchowska, fondatrice des Ursulines du Sacré-Coeur de Jésus-Agonisant, le pape soulignait combien ils ont été des "témoins de la Miséricorde divine".

Quant au processus d'intégration européenne, le pape citait son discours de Gniezno en 1997: "Il n'y aura pas d'unité de l'Europe tant qu'elle ne se fondera pas sur une unité spirituelle".

Le pape soulignait aussi la richesse culturelle du continent: "Son histoire est comme un grand fleuve, dans lequel confluent de nombreuses rivières. C'est la variété de ses traditions et de ses cultures la composant qui font la grande richesse de l'Europe".

Le pape Wojtyla ne pouvait pas ne pas évoquer l'entrée dans l'Union des pays de l'ancien bloc soviétique, et l'opposition de certains à l'entrée de la Pologne. "Je comprends, disait le pape, leur souci de maintenir l'identité culturelle et religieuse du pays". Il ajoutait immédiatement: "Mais je dois souligner le fait que la Pologne a toujours constitué une composante importante de l'Europe". Pour conclure: "L'Europe a besoin de la Pologne (...) et la Pologne a besoin de l'Europe".