"Jésus Christ est l´espérance définitive du monde"

Un rassemblement des religions pour la paix et la réconciliation?

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CITE DU VATICAN, Mercredi 10 octobre 2001 (ZENIT.org) - "Jésus Christ est l´espérance définitive du monde", un monde actuellement bouleversé et inquiet. Elles le soulignaient , les interventions au synode, hier, 9 octobre. Un évêque proposait pour cela un rassemblement des fidèles des trois monothéismes en vue de la paix et de la réconciliation.



L´archevêque brésilien de Mariana, Mgr Luciano Pedro Mendes de Almeida, S.I., a indiqué comme modèle une Eglise qui renouvelle en nos jours le témoignage de l´Eglise naissante: aucun indigent parmi les premiers chrétiens! L´amour était le fondement d´un nouvel ordre social. L´archevêque mentionnait ensuite les attentats terroristes, et l´intensification des conflits armés, l´augmentation du nombre des exclus provoqués par la mondialisation. C´est dans ce climat d´incertitude et de bouleversement que survient le synode, disait-il, pour annoncer à tous que Jésus Christ est l´espérance définitive pour le monde: il nous aide à vaincre le mal par le bien. Il proposait que le synode, en union avec le pape, convoque en ce moment difficile les fidèles chrétiens, juifs et musulmans et des personnes de bonne volonté pour invoquer la paix et la réconciliation.

Le cardinal archevêque de Vrhbosna-Sarajevo, Vinko Puljic, a souligné dans son intervention au synode, le 9 octobre, combien l´homme d´aujourd´hui a un besoin urgent d´espérance: le thème du synode, en lien avec le ministère épiscopal. Il soulignait les tragiques événements du siècle passé et les différentes menaces déjà présentes en ce siècle, surtout l´intolérance et l´indifférence. Les problèmes qui assaillent l´humanité d´aujourd´hui, disait en substance le cardinal Puljic, son multiples, et leurs solutions difficiles. La réponse de l´Eglise? L´annonce courageuse et persévérante de l´Evangile du Christ, et de son message de pardon, de réconciliation et de paix, un message d´espérance pour tout homme et pour tous les peuples.

Or, pour l´archevêque, "le témoin privilégié de cette espérance est l´évêque, un homme qui, en qualité d´héritier authentique des Apôtres s´est mis au service de l´Evangile, un homme devenu enseignant et pasteur de ses frères, disponible au dialogue constant et aux colloques, joyeux de sa propre vocation".

Autre proposition concrète: la création d´une structure de solidarité économique en aide aux diocèses pauvres. Une exigence qui naît de la responsabilité d´offrir au monde un modèle alternatif de globalisation qui jaillit de la communion trinitaire.

L´urgence de la communion à tous les niveaux en vue du témoignage à rendre a été soulignée par exemple par l´évêque slovène de Maribor, Mgr Franc Kramberger. Il a évoqué en contre-exemple les tentatives de division fomentées dans l´Eglise par les régimes communistes.

Mgr Vernon James Weisgerber, archevêque de Winnipeg (Canada) a repris quant à lui les thèmes du primat et de la collégialité, comme dons faits à l´Eglise devant servir à exprimer la réalité fondamentale de l´Eglise comme communion et pour contribuer aussi à aplanir les difficultés qui subsistent encore sur le chemin de l´unité des Eglises, comme le pape l´a lui-même souhaité.