Jésus Christ, référence irremplaçable de la charité

Un archevêque brésilien invite à promouvoir la culture chrétienne

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ROME, Mardi 23 février 2010 (ZENIT.org) - « Dans la polysémie des cultures qui composent la riche carte de l'humanité tout au long de son histoire, on ne saurait négliger le patrimoine et la force que représente la culture chrétienne », écrit dans un article l'archevêque de Belo Horizonte (Brésil), Mgr Walmor Oliveira de Azevedo.  

Dans un article envoyé à ZENIT, l'évêque estime que celui qui croit en Jésus Christ a le devoir de promouvoir la culture chrétienne. 

Le substrat de cette culture « encourage tout projet et éclaircissement nécessaires à l'édification de la paix et à la conquête de la justice ». 

Cette richesse, relève l'archevêque, « ne peut être relativisée ou se cacher derrière des pratiques religieuses qui réduisent la noblesse et l'ampleur de l'idéal chrétien à des intérêts qui suivraient mesquinement la voie du prosélytisme, de la prospérité ou de la prétentieuse et fausse manipulation miraculeuse de l'action et de la présence de Dieu ». 

« La culture chrétienne trouve une source inépuisable dans la riche dynamique de la foi configurée par le christianisme », explique-t-il. 

Mgr Walmor Oliveira de Azevedo cite comme exemple « l'aide clairvoyante que le christianisme offre quand il s'agit de faire la distinction entre religion et politique et principe de la liberté religieuse ». 

« Au niveau historique et culturel, la grande portée de cette entente n'a pas son pareil, poursuit-il. D'autres discernements génèrent et alimentent des fondamentalismes et totalitarismes pernicieux pour la liberté humaine et la considération indispensable de l'autonomie des réalités terrestres ». 

« La culture chrétienne reçoit des richesses fantastiques de la dynamique de la foi enracinée dans les Evangiles, donnant une vision d'équilibre indispensable pour le présent et l'avenir de l'histoire de l'humanité. La foi chrétienne, du fait de son sens de la fidélité, cultive et conserve l'inestimable patrimoine de la transcendance de la personne humaine ». 

L'archevêque souligne que la dynamique de la foi chrétienne « conserve en permanence cette source de subsistance dont l'humanité a besoin pour trouver des réponses (...) aux questions fondamentales vécues aujourd'hui ». 

Il rappelle en outre que « la juste préoccupation pour les mécanismes de la durabilité de la vie sur notre planète implique la brûlante question relative au sens et au but de l'aventure humaine, y compris sa nécessité de paix et de justice ». 

« Qui, en dehors de Dieu, peut offrir une réponse pleinement adéquate aux questions humaines les plus radicales ? s'interroge-t-il. Cette réponse, que seul Dieu peut donner, se révèle et se donne dans son Fils, Jésus Christ, fait homme, le rédempteur de l'humanité, à travers sa mort et sa résurrection victorieuse ». 

Jésus Christ « est cette source inépuisable et ce point de référence irremplaçable qu'est la charité qui peut transformer complètement l'homme, en encourageant la pratique de la justice et engendrant les transformations sociales et politiques qui ne sauraient être renvoyées à une date ultérieure ». 

Celui qui croit en Jésus Christ, a conclu l'archevêque, « a le devoir d'analyser la carte démographique, la politique et les cultures, en s'engageant dans la promotion de la culture chrétienne ».