« Jésus de Nazareth », un livre de Benoît XVI pour favoriser « l’amitié avec Jésus »

Présentation du volume au Vatican

| 1636 clics

ROME, Lundi 16 avril 2007 (ZENIT.org) – « Jésus de Nazareth. Du baptême au Jourdain à la Transfiguration », le livre signé Joseph Ratzinger-Benoît XVI a pour dessein, explique le pape dans sa préface, de favoriser « l’amitié avec Jésus », de faire connaître Jésus dans sa relation au Père. Joseph Ratzinger déclare aussi dans sa préface qu’il souhaite présenter le Christ comme « une figure historiquement sensée et convaincante ».



Le livre a été présenté au Vatican le 13 avril et il est sorti aujourd’hui en librairie en Italie, où les éditions Rizzoli l’on tiré à 350 000 exemplaires, en Allemagne (chez Herder), en Pologne et en Grèce. Il sera publié en France début mai chez Flammarion. A Rome, ce matin, en deux heures, deux librairies ont vendu 200 exemplaires. Une publication qui correspond volontairement à l’anniversaire du pape. Les traductions sont prévues en une trentaine de langues.

Le pape annonce un second volume traitant notamment des évangiles de l’Enfance de Jésus, de la Passion et de la Résurrection.

Vendredi dernier, en la nouvelle salle du synode, la livre a été présenté par le cardinal archevêque de Vienne, Mgr Christoph Schönborn, ancien étudiant de Joseph Ratzinger, un théologien de l’Eglise vaudoise de Rome, le prof. Daniele Garrone, et par le philosophe italien Massimo Cacciari.

Dans sa préface, le pape explique que ce livre rassemble une vie de réflexion du théologien Joseph Ratzinger sur l’Ecriture sainte, sur Jésus et sur la méthode exégétique.

Le pape avoue avoir travaillé à ce livre « après un long chemin intérieur », surtout en 2003 et en 2004 puis ensuite, après son élection du 19 avril 2005, pendant ses vacances.

Sait-on vraiment quelque chose de sur l’ « homme de Galilée » ?, s’interroge le pape après des décennies de doutes critiques.

Le cardinal Schönborn a pour sa part expliqué que « sur le marché public médiatique, on met sans cesse en vente des “découvertes” apparemment nouvelles, qui devraient révéler une histoire de Jésus de Nazareth complètement différente ».

La représentation biblique et ecclésiale de la figure de Jésus serait ainsi, citait le cardinal autrichien, « une tromperie des prêtres et de l’Eglise », et la vérité sur Jésus serait « étouffée par d’obscurs conspirateurs localisés de préférence au Vatican ».

Or, disait-il, les affirmations de l’auteur, viennent de quelqu’un qui a une absolue « familiarité » avec la science biblique et est animé de la conviction de « pouvoir avoir confiance dans les évangiles », et qui peut donc présenter Jésus de Nazareth comme une « figure historiquement sensée et convaincante ».

« Les innombrables images fantaisistes de Jésus comme un révolutionnaire, un mythe révolutionnaire social, comme l’amant secret de Marie de Magdala, etc. … peuvent être tranquillement déposées dans l’ossuaire de l’histoire. Mais la grande question permanente demeure cependant toujours: Jésus en lui-même est-il cohérent ? La compréhension qu’il a de lui-même de son identité, n’est-elle pas une erreur énorme que le christianisme suit depuis 2000 ans ? Le judaïsme et l’islam se scandalisent justement de cette prétention. Lui donner une réponse, tel est le véritable défi qui se pose aujourd’hui au Successeur de Pierre (et de Paul) dans l’aréopage du public d’aujourd’hui ».

(à suivre)