Jeux olympiques d'hiver: qu'ils soient une "fête du sport et de l'amitié"

Pour une trêve olympique

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 549 clics

Le "pape François souhaite que les Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, en Russie, soient une "fête du sport". Le Conseil pontifical pour les laïcs se fait l'écho de l'appel de M. Thomas Bach, président du Comité Olympique International, pour une vraie "trêve olympique".

Le pape a salué les organisateurs et les athlètes après la prière de l'angélus, ce dimanche, 9 février, place Saint-Pierre.

« Je voudrais faire parvenir mes salutations aux organisateurs, et à tous les athlètes, en souhaitant que ce soit une vraie fête du sport et de l’amitié ».

Une réflexion du Conseil pontifical pour les laïcs sur le sport insiste sur le fait qu’il est porteur de valeurs et de paix.

« En parlant de "sport", il nous vient immédiatement à l’esprit la liste des valeurs que l’on estime intrinsèques à l’activité sportive (l’effort, la victoire, la joie, le divertissement ...). Malheureusement, il devient de plus en plus fréquent, toujours à propos du sport, que d’autres images de violence se fassent jour. En effet, nous assistons de plus en plus, parmi les supporters de nombreuses disciplines sportives, au spectacle de combats, de disputes, de bagarres et de comportements qui sont bien loin de représenter ce que l’activité sportive est en réalité », fait observer le dicastère romain qui a ouvert une section spéciale pour le sport.

Il rappelle le message du bienheureux Jean-Paul II, durant le Jubilée de l’an 2000, au monde du sport, dans lequel il a voulu proposer certains points spécifiques, en encourageant tous les dirigeants, les entraineurs et les athlètes à mettre les bases d’« un sport qui protège les faibles et qui n'exclut personne, qui libère les jeunes des dangers de l'apathie et de l'indifférence, et qui suscite en eux un sain esprit de compétition ; un sport qui soit un facteur d'émancipation pour les pays les plus pauvres et qui aide à effacer l'intolérance et à construire un monde plus fraternel et solidaire ; un sport qui contribue à faire aimer la vie, qui éduque au sacrifice, au respect et à la responsabilité, en conduisant à la pleine valorisation de chaque personne ». (Jean-Paul II, Homélie du Jubilée des sportifs, 29 octobre 2000).

« Aujourd’hui le sport est un langage universel. Et, pour cela, il possède une immense valeur éducative », continue le dicastère.

Il souligne les paroles de M. Thomas Bach, président du Comité Olympique International, aux Nations Unies à propos du mouvement olympique : il a invité tous les peuples à respecter la dite “trêve olympique” et à maintenir la paix, au moins pendant toute la durée des Jeux Olympiques d’Hiver de Sotchi.

Cette espérance exprimée par M. Bach n’est pas « une chimère », insiste le dicastère, ni une « demande utopique sans fondement » : avec les mots du pape François, dans son message pour la Journée Mondiale de la Paix il redit que la paix est possible et qu’elle dépend de l’effort personnel de chacun : « Nous ne pouvons pas ne pas constater que les accords internationaux et les lois nationales, bien que nécessaires et hautement souhaitables, ne sont pas suffisants à eux seuls pour mettre l’humanité à l’abri du risque de conflits armés. Une conversion des cœurs est nécessaire, qui permette à chacun de reconnaître dans l’autre un frère dont il faut prendre soin, avec lequel travailler pour construire une vie en plénitude pour tous ».

« La paix, tout comme le sport, commence par se pratiquer à la maison. Et le sport se révèle ainsi, un moyen efficace pour arriver à la paix, car il va au-delà de toutes les différences de langue, de race, de religion ou d’opinion politique ! », conclut le Conseil pontifical pour les laïcs.