JMJ/VIIIe Forum: Les universités, "sismographes" de nos cultures

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CITE DU VATICAN, Mardi 30 mars 2004 (ZENIT.org) – Les universités sont comme des "sismographes" de nos cultures, confie aujourd’hui le président du conseil pontifical pour les laïcs, Mgr Stanislas Rylko au micro de Radio Vatican, à la veille de l’ouverture du VIIIe Forum des jeunes, à Rocca di Papa, sur le thème : "Les jeunes et l’université, témoigner du Christ en milieu universitaire".



Ce sont quelque 300 délégués des conférences épiscopales et des mouvements, associations et communautés, d’une centaine de pays, qui prendront part à ce VIIIe Forum international des jeunes promu par le conseil pontifical pour les Laïcs.

Dimanche prochain, 4 avril, dimanche de la Passion, XIXe Journée mondiale de la jeunesse, les congressistes se retrouveront Place Saint-Pierre pour participer à la Messe des Rameaux présidée par Jean-Paul II.

"Les universités sont un sismographe très sensible de tous les changements qui surviennent dans le domaine de la culture, fait observer Mgr Rylko. Et comme la culture traverse aujourd’hui une période de crise grave, cette crise se répercute fortement dans la vie des universités".

"Ce qu’on appelle la "didactique" universitaire se réduit souvent à une simple transmission du savoir scientifique - souvent anonyme et impersonnel - pour cela extrêmement frustrante, poursuit Mgr Rylko. Les universités produisent aujourd’hui tout au plus des personnes érudites, mais on n’y éduque pas les personnes de façon concrète".

"En outre la "pensée faible" qui se répand comme une tache d’huile dans les athénées du monde, renonce à la recherche de la vérité et proclame les grands dogmes de son credo: doute, scepticisme, relativisme radical, ajoute-t-il. Dans un monde globalisé, la logique du marché dicte ses lois aussi à la recherche scientifique. Dans une telle situation, un besoin urgent se fait ressentir d’hommes et de femmes audacieux, spécialement parmi les jeunes, capables de poser les questions sur la vérité (surtout la vérité ultime et absolue) et sur le sens (spécialement le sens ultime et définitif)."

"Face à cette forte pression de la culture dominante, qui veut à tout prix enfermer la foi dans le domaine exclusivement privé, pour qu’il n’ait aucune visibilité, ou importance sociale, observe encore Mgr Rylko, nous voulons aider les jeunes à re-découvrir leur propre identité en tant que chrétiens, c’est-à-dire leur vocation et leur mission. Cela implique une présence chrétienne cohérente, courageuse, incisive, et visible dans chaque milieu, et donc dans les universités. Il faut que les jeunes retrouvent aujourd’hui le courage d’être eux-mêmes sans aucun complexe d’infériorité vis-à-vis de leurs amis non croyants, et sans céder à des compromis commodes avec la mentalité dominante. La foi dans le Christ n’est pas un trésor à cacher, mais à partager avec autrui".