Journée du malade : l'imitation du Bon Samaritain

Par Mgr Zimowski

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1137 clics

Mgr Zimowski souligne « l’appel et le devoir de tout chrétien d’être un Bon Samaritain », c’est-à-dire d'être « l’homme qui veut être ‘les mains de Dieu’ », homme qui exprime en définitive la figure du Christ.

Le message de Benoît XVI pour la XXIème Journée mondiale du Malade a été présenté ce matin, 29 janvier 2013, en la salle de presse du Saint-Siège. Cette journée sera célébrée cette année de façon solennelle au Sanctuaire marial d’Altötting, en Bavière, le 11 février, en la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge de Lourdes.

Parmi les intervenants de ce matin : Mgr Zygmunt Zimowski, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, Mgr Jean-Marie Mupendawatu, secrétaire du dicastère, le P. Augusto Chendi, M.I., sous-secrétaire, Mgr Ludwig Limbrunner, recteur du sanctuaire de sainte Marie des Grâces d’Altötting, et M. Jansusz Surżykiewicz, professeur à l’Université catholique d’Eichstätt.

Les intervants ont notamment annoncé le programme des célébrations prévues en Bavière, en particulier un Congrès scientifique international, les 7 et 8 février, à l’Université catholique d’Eichstätt-Ingolstadt, sur le thème "Faire du bien à celui qui souffre".

Le sens de cette Journée

Le message du pape est intitulé « Va, et toi aussi, fais de même » (Lc 10, 37).  Pour Mgr Zimowski, Benoît XVI fait davantage que « manifester une proximité profonde et affectueuse, personnelle et de toute l’Eglise, aux personnes malades et souffrantes, à leurs familles et aux personnes qui, de façon diverse, sont appelées à en prendre soin ».

Le pape en effet « offre à tous des indications précieuses pour pouvoir mieux comprendre et vivre cette Journée », qui se veut « un moment particulier de réflexion, d’attention renouvelée et d’engagement de la part de tous envers les problèmes inhérents au domaine de la santé et de la souffrance ».

Ainsi, la célébration de cette journée doit être « un moment fort de prière, de partage, d’offrande de la souffrance pour le bien de l’Eglise, ainsi que d’appel à reconnaître dans le visage du frère infirme le Visage du Christ » qui a accompli le salut de l’humanité "en souffrant, en mourant et en ressuscitant".

L'imitation du Bon Samaritain

Au centre du message, poursuit l’archevêque, « la figure évangélique du Bon Samaritain » : Benoît XVI invite à « se laisser interroger par la figure du Bon Samaritain », que Mgr Zimowski estime être une « parabole paradigmatique et toujours actuelle pour tout l’agir de l’Eglise et, de façon particulière, pour l’agir de l’Eglise dans le domaine de la santé, de la maladie et de la souffrance ».

Le pape, rappelle l’archevêque, met l’accent sur « la conclusion de la parabole », où Jésus, « après avoir conduit son interlocuteur à reconnaître qui a agi comme "prochain" à l’égard de la personne blessée et abandonnée en route, conclut par un mandat péremptoire : "Va et toi aussi fais de même" ».

Pour Mgr Zimowski, il s’agit d’un « mandat incisif », car par ces paroles, « le Seigneur indique encore aujourd’hui quels doivent être l’attitude et le comportement de chacun de ses disciples à l’égard des autres, spécialement ceux qui ont besoin de soin ».

Ce mandat, poursuit-il, c’est « l’appel et le devoir de tout chrétien d’être un Bon Samaritain », c’est-à-dire être « l’homme qui s’arrête à côté de la souffrance d’un autre homme, l’homme sensible à la souffrance d’autrui, qui s’émeut pour la disgrâce du prochain » et finalement « l’homme qui veut être ‘les mains de Dieu’ ».

Le Bon Samaritain, figure du Christ

Or, ajoute l’archevêque, la figure du Samaritain renvoie à la personne de Jésus, « par qui Dieu se penche sur l’humanité blessée et souffrante avec amour gratuit pour le libérer du mal ». C’est pourquoi, le modèle du Bon Samaritain, c’est le Christ, et c’est donc « en regardant l’agir du Christ que nous pouvons comprendre l’amour infini de Dieu, nous sentir participants de cet amour et le manifester avec notre attention et proximité envers toutes les personnes qui ont besoin d’aide parce que blessés dans le corps et dans l’esprit ».

Cette capacité d’aimer, « ne peut pas venir seulement de nos forces, mais plutôt de notre relation constante avec le Christ à travers une vie de foi », fait observer Mgr Zimowski, qui voit dans "l’Année de la foi", une occasion propice pour « grandir dans l’imitation du "Bon Samaritain", dans sa capacité de "voir avec compassion", d’aimer celui qui a besoin d’aide et de soin et de se charger des nécessités de l’autre ».

L’archevêque conclut en citant Jean-Paul II dans sa lettre apostolique Salvifici doloris : "le Christ a enseigné à l’homme en même temps à faire du bien avec la souffrance et à faire du bien à celui qui souffre"(n. 30), double aspect que Benoît XVI illustre avec d’une part « sainte Thérèse de l’enfant Jésus et sainte Anna Schäffer », qui « font du bien avec leur propre souffrance », et d’autre part des figures telles que « Mère Térésa », qui font « surtout du bien à ceux qui souffrent ».

Enfin, le « témoignage suprême de la foi et de l’amour » : la bienheureuse Vierge Marie « qui suit le Fils souffrant jusqu’au sacrifice suprême sur la Croix et jusqu’à la Résurrection ».