Journée mondiale de la paix: rôle du droit international, chemin de la paix

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CITE DU VATICAN, Mercredi 23 juillet 2003 (ZENIT.org) - Le Conseil Pontifical Justice et Paix se prépare à la prochaine Journée mondiale de la Paix, centrée sur le rôle irremplaçable du droit international comme chemin de la paix.



Un communiqué du Saint-Siège souligne: "l'humanité se trouve face à un défi crucial: si elle ne réussit pas à se doter d'institutions réellement efficaces, pour conjurer le fléau de la guerre, le risque est que le droit de la force l'emporte sur la force du droit".

Le président du Conseil Pontifical Justice et Paix, Mgr Renato Martino, qui a été pendant 16 ans Observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU, explique l'enjeu de ce message:

- Mgr Martino, est-ce la relance du multilatéralisme et du rôle irremplaçable des Nations Unies pour conjurer le fléau de la guerre pour assurer le bien suprême de la Paix?

- Mon expérience aux Nations Unies m'a convaincu de l'importance de ce forum, le seul qui, par sa représentativité, peut offrir une plate-forme de dialogue au niveau mondial. Dans ce sens, il s'agit d'une organisation irremplaçable et, dans ce sens, le Saint-Siège n'a pas manqué de la soutenir, pour preuve la récente lettre du Secrétaire d'Etat, le cardinal Angelo Sodano au Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan. Le thème de la prochaine Journée mondiale de la Paix veut souligner la valeur du droit dans le cadre des relations internationales à partir d'un principe essentiel: pacta sunt servanda.

- Mais les Nations Unies, telles qu'elles sont aujourd'hui vous semblent en mesure de jouer ce rôle vital ou une réforme - attendue depuis longtemps et encore éludée - est-elle toujours plus urgente?

- Depuis longtemps, on parle de la nécessité de réformer l'ONU à différents niveaux. Le Saint-Siège est convaincu, et cela ne date pas d'aujourd'hui, que le bien commun mondial doit être recherché avec des structures adéquates ayant une compétence universelle. C'est l'enseignement très clair de Pacem in Terris dont nous avons commémoré le 40e anniversaire. Il me semble que les réformes devraient aller dans deux directions: d'un côté améliorer le fonctionnement du conseil de sécurité; d'un autre côté, l'ONU devrait mieux garantir un ordre et une sécurité, non seulement d'un point de vue politique et militaire, mais aussi dans le domaine économique et social. Par exemple, les nouvelles problématiques concernant la protection de l'environnement et de la santé réclament des mesures urgentes et respectées par tous.

- Qu'est-ce que le conseil pontifical entend faire pour assurer le meilleur fruit de la prochaine Journée mondiale de la Paix?

- Le dicastère que j'ai l'honneur de présider se sent profondément engagé dans la promotion des conditions qui favorisent la réalisation de la perspective dessinée par le Saint-Père avec le choix du thème pour la prochaine Journée mondiale de la Paix. En particulier, à l'automne prochain, se tiendront deux réunions dans le cadre des Nations Unies, toutes deux sous le signe de Pacem in Terris: une à New York, avec la participation de M. Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies, et l'autre à Paris, avec la participation de M. Koichiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO.