Kateri, fidèle à l'amour de Jésus, à la prière et à l'Eucharistie quotidienne

La première sainte amérindienne

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Anita Bourdin

ROME, dimanche 21 octobre 2012 (ZENIT.org) – Kateri Tekakwitha (1656-1680), laïque, est la première sainte amérindienne,  canonisée ce dimanche matin, 21 octobre place Saint-Pierre (cf. Zenit du 1er octobre 2012). Benoît XVI souligne sa fidélité « à l’amour de Jésus, à la prière et à l’Eucharistie quotidienne ».

Benoît XVI a ainsi résumé sa vie en anglais : « Kateri Tekakwitha est née en 1656 dans l’actuel État de New-York, d’un père mohawk et d’une mère algonquine chrétienne qui lui donna le sens de Dieu. Baptisée à l’âge de 20 ans, et pour échapper à la persécution, elle se réfugia à la Mission Saint François Xavier, près de Montréal. Là, elle travailla, partageant les coutumes des siens, mais en ne renonçant jamais à ses convictions religieuses jusqu’à sa mort, à l’âge de 24 ans ».

« Dans une vie tout ordinaire, Kateri resta fidèle à l’amour de Jésus, à la prière et à l’Eucharistie quotidienne. Son but était de connaître et de faire ce qui est agréable à Dieu », a commenté le pape.

Puis le pape a confié, en français : « Kateri nous impressionne par l’action de la grâce dans sa vie en l’absence de soutiens extérieurs, et par son courage dans sa vocation si particulière dans sa culture. En elle, foi et culture s’enrichissent mutuellement ! »

« Que son exemple, a-t-il conclu, nous aide à vivre là où nous sommes, sans renier qui nous sommes, en aimant Jésus ! Sainte Kateri, protectrice du Canada et première sainte amérindienne, nous te confions le renouveau de la foi dans les Premières Nations et dans toute l’Amérique du Nord ! Que Dieu bénisse les Premières Nations ! »

Le livret de la célébration résume ainsi sa biographie :

Catherine Tekakwitha est née en 1656 de parents Iroquois dans la région d’Ossernenon, aujourd’hui dans l’État de New York, où quelques années auparavant les Jésuites Jogues, Goupil, de La Lande furent martyrisés. Devenue orpheline à l’âge de quatre ans, les semences d’éducation chrétienne plantées par sa mère, une catholique, germèrent chez elle en désir du baptême, malgré l’opposition de son oncle et tuteur.

En 1667, l’installation de trois missionnaires jésuites au village d’Ossernenon et la catéchèse prodiguée par leur Supérieur, le P. de Lamberville, assurèrent à la jeune indienne une solide préparation au baptême jusqu’au jour de Pâques 1676 où elle fut baptisée sous le nom de Kateri (Catherine). Dès lors, Kateri redoubla de ferveur dans sa relation personnelle au Christ crucifié.

Par fidélité au Seigneur Jésus, elle s’écarta des traditions tribales Iroquoises et refusa d’épouser l’homme que lui avaient prescrit les chefs de la tribu. Insultée, méprisée et menacée, elle décida, sur les conseils du Père de Lamberville, de gagner un village éloi- gné (proche de l’actuelle Montréal) qui comptait une forte communauté chrétienne. Là, admirée pour son zèle et ses vertus, elle reçut l’Eucharistie vingt mois seulement après avoir été baptisée. Membre du village, elle vécut au quotidien durant trois ans l’adhé- sion au Christ, manifestée par la charité envers les plus pauvres et les malades.

Son directeur spirituel, le Père Cholenec, convaincu que la virginité accomplissait son désir de se donner totalement au Christ, lui permit de faire vœu de virginité perpétuelle à Notre Seigneur le 25 mars 1679. Ce fut la première consécration de ce type connue chez les Indiens d’Amérique du Nord.

Le 17 avril 1680, consumée par la fièvre, elle reçut l’Extrême- Onction et le Saint Viatique ; puis elle expira en disant : « Jésus, Je t’aime. »