Kenya : Préserver la paix et la vie humaine quoi qu'il arrive

Appel des évêques au lendemain des élections

Rome, (Zenit.org) | 891 clics

« Préserver la paix, respecter la vie humaine et observer la loi » : tels sont les trois mots d’ordre lancés par la Conférence épiscopale du Kenya (Kec), dans un appel signé par Mgr Philip Anyolo, vice-président de l’épiscopat.

L’appel des évêques tombe au lendemain des élections présidentielle et générales du pays, le 4 mars dernier, marquées par la victoire du vice-premier ministre, Uhuru Kenyatta, élu Président par 50,7 % des votants dès le premier tour, contre son rival Raila Odinga, le Premier ministre sortant, battu de plus de 830.000 voix, qui compte contester ces résultats devant la justice.

« Nous remercions les Kenyans d’avoir exercé massivement le droit souverain à élire, de manière pacifique, leur leader », écrivent les évêques dans un message rapporté par Radio Vatican

Après avoir comparé ces élections à celles de 2007, qui avaient déclenché une vague de violences, les évêques se félicitent de cette « élection historique » qui permettra aujourd’hui au Kenya d’entreprendre « un parcours positif », en essayant de « guérir les profondes blessures de la division », de « construire l’unité nationale et une structure institutionnelle capable de protéger l’avenir du pays ».

Dans leur communiqué, les évêques du Kenya présentent aussi leurs condoléances aux familles et aux proches des deux policiers tués lors des élections, invitant encore une fois les habitants du pays et les candidats à « garder leur calme » face aux résultats électoraux et à « reprendre leurs activités dans les écoles, dans les transports publics et dans le monde du travail en général ».

Pour finir, la Kec invite les fidèles à « continuer de prier pour le succès du processus électoral ».

Pour sa part, rapporte l’agence Misna, Musalia Mudavadi, leader du Forum démocratique uni ‘Amani’ et candidat à l’élection présidentielle, qui a admis sa défaite à l’élection, a rappelé aux deux représentants des coalitions adverses (Cord et Jubilee) la promesse que tous les candidats avaient faite avant les élections de « favoriser la paix et l’unité nationale quelle que soit la réponse des urnes ».