Kirill a une position ferme mais ouverte au dialogue, selon le card. Kasper

Interview du président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens

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ROME, Jeudi 29 janvier 2009 (ZENIT.org) - Le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, s'est réjoui de l'élection du nouveau patriarche orthodoxe russe. Dans une interview accordée le 28 janvier à Radio Vatican, il a salué la position « ferme » mais ouverte « au dialogue » de Kirill Ier.

« Nous sommes très contents de cette élection et nous nous réjouissons avec l'Eglise orthodoxe russe. Nous connaissons Kirill depuis de nombreuses années : je l'ai rencontré très souvent », a dit le cardinal Kasper. « Il a une position ferme mais avec lui, on peut dialoguer ».

Le président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens a notamment rappelé les visites du nouveau patriarche à Rome. Kirill « a rencontré Benoît XVI immédiatement après son élection en 2005, en 2006 et en 2007 ». Tout en saluant les « rencontres » et les « relations » passées, le cardinal a souhaité pouvoir continuer le dialogue avec lui.

Avec cette élection, « une nouvelle phase » s'ouvre « pour l'Eglise orthodoxe russe », a aussi indiqué le cardinal Kasper. « Le patriarche Alexis II a eu beaucoup de mérite d'encourager une renaissance de l'Eglise orthodoxe après la terrible période communiste ». Mais « Kirill a dit - il me l'a dit personnellement - qu'il ne suffit plus aujourd'hui de restaurer les murs d'une église ». Il faut « un renouveau spirituel », a ajouté le haut prélat en citant les paroles du nouveau patriarche orthodoxe. « C'est aussi une nouvelle phase (...) pour notre dialogue ».

Dans cette interview, le président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens a affirmé son désir de « continuer le dialogue ». Et pas seulement « dans le domaine culturel et social » car « cela ne nous suffit pas ». « Le but du mouvement œcuménique est la pleine communion », a-t-il insisté, soulignant l'importance de « continuer le dialogue théologique que nous menons au sein de la Commission internationale mixte avec toutes les Eglises orthodoxes ».

Interrogé enfin sur la possibilité d'une visite de Benoît XVI à Moscou, le haut prélat a estimé que le nouveau patriarche orthodoxe avait « besoin de temps ». Il « devra tout d'abord rendre visite aux autres patriarches orthodoxes » et « nous ne voulons pas le presser », a-t-il conclu.

Marine Soreau