L’accueil des immigrés, vocation de l’Eglise

Mgr Marchetto à la rencontre des évêques des USA et d’Amérique centrale

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ROME, Vendredi 5 juin 2009 (ZENIT.org) - L'accueil des immigrés fait partie de la vocation missionnaire de l'Eglise, a déclaré Mgr Agostino Marchetto, secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, lors de son intervention à la seconde rencontre sur les migrations qui a rassemblé jusqu'à jeudi, à Tecún-Umán, au Guatemala, les évêques des conférences épiscopales des Etats-Unis, du Mexique, d'Amérique centrale et des Caraïbes. 

Illustrant la pastorale de l'accueil proposée par l'Eglise à la lumière du Concile Vatican II, Mgr Marchetto a rappelé que l'Eglise est missionnaire par nature « pour transmettre son trésor et s'enrichir de nouveaux dons et valeurs ». 

Les immigrés, a-t-il relevé, nous font découvrir que « la mission ne se réalise pas seulement dans les territoires dits missionnaires, traditionnellement en Afrique ou en Asie, dans la mesure où, aujourd'hui, les habitants des divers continents se déplacent, et avec eux la mission ». 

« Dialogue » et « annonce » sont, selon Mgr Marchetto,  les deux mots-clefs de l'œuvre missionnaire auprès des immigrés. Une œuvre qui s'appuie également sur d'autres principes comme « la liberté de pratiquer sa foi, le devoir de rechercher la vérité, le non relativisme en religion ». 

« En mettant en contact entre elles des personnes de nationalités, d'ethnies et de religions différentes », le phénomène migratoire « contribue à rendre visible la vraie physionomie de l'Eglise et met en valeur le caractère œcuménique et dialogique-missionnaire des migrations », a-t-il affirmé. 

A travers ces personnes, « se réalisera parmi les peuples le dessein de communion salvifique de Dieu. Quoiqu'il en soit, en proposant une culture de l'accueil, l'Eglise offre aux migrants catholiques l'occasion privilégiée, bien que souvent douloureuse, de renforcer leur sentiment d'appartenance à l'Eglise universelle, au-delà de tout particularisme ».

Le fondement de cette pastorale a été défini par le représentant du Vatican comme une « culture de l'accueil ».