L’acteur italien Roberto Benigni définit Jésus comme « l’inventeur de l’amour désintéressé »

Lors d’un spectacle pour les jeunes, dans la ville de saint Valentin, à Terni

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ROME, Vendredi 17 février 2006 (ZENIT.org) – L\'acteur italien Roberto Benigni, réalisateur et acteur principal du film « La vie est belle », a expliqué aux jeunes, la veille de la saint Valentin, que Jésus est « l’inventeur de l’amour désintéressé ».



Dans le cadre d’un spectacle au théâtre de Terni, la ville de saint Valentin, en Italie, organisé par l’évêque du diocèse, Mgr Vincenzo Paglia, Roberto Benigni a choisi de raconter aux jeunes « l’amour qui se fait don », en interprétant notamment quelques passages du « Cantique des Cantiques ».

En tant qu’homme qui ne pouvait pécher, Jésus « s’est chargé des péchés de tous », en tant qu’homme qui ne pouvait mourir « il est mort par amour pour tous », a-t-il déclaré.

Jésus « a inventé l’amour désintéressé. Vous me direz que l’amour existait déjà. C’est vrai. Les ondes de radio et de télévision ont elles aussi toujours existé, mais si quelqu’un ne les avait pas découvertes, nous ne l’aurions jamais su », a affirmé le comique italien.

« Il a vraiment expliqué ce qu’est l’amour », a poursuivi Roberto Benigni, selon le quotidien italien Avvenire.

L’amour est pour les autres, « car notre bonheur dépend de leur bonheur, et c’est ce que Jésus nous a enseigné », a-t-il ajouté, en faisant implicitement allusion à la récente encyclique de Benoît XVI « Deus caritas est ».

Roberto Benigni a conseillé aux jeunes de mettre leurs pas dans ceux de Jésus et de « regarder dans la même direction que lui ».

Puis, sur le ton de la plaisanterie, le comique italien a poursuivi : « Nous, nous inventons des histoires drôles sur les belles-mères. [Jésus] lui, a enseigné l’amour, même pour les belles-mères », a-t-il déclaré, citant le passage de l’Evangile de Marc racontant la guérison de la belle-mère de Simon Pierre. Et Roberto Benigni ajoute : « Elle a ainsi pu leur préparer à manger ! »

L’acteur a conclu en tournant son regard vers Marie et en récitant un vers du célèbre poète italien Dante Alighieri sur Marie : « O Vierge Marie, fille de ton Fils, humble et haute plus que toute créature, terme fixé d’un éternel conseil » (Divine Comédie, Paradis, chant XXXIII, 1-3, Editions du Cerf).