L’Action des chrétiens contre la torture et la peine de mort : trente ans de lutte

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CITE DU VATICAN, Vendredi 3 décembre 2004 (ZENIT.org) – Le mouvement des chrétiens pour l’abolition de la torture et de la peine de mort, l’ACAT, (www.acat.asso.fr) fête son 30e anniversaire sur le thème "30 ans de lutte, 30 ans d’espoir".



A cette occasion, une célébration œcuménique a lieu ce soir en la cathédrale Notre-Dame de Paris, de 19h à 21h et conférences se tiendront à la Maison de L’Unesco, à Paris, demain, 4 décembre.

A Notre-Dame, la cérémonie a été présidée à la fois par M. Le pasteur de Clermont, président de la Fédération protestante de France, le Métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, et Mgr Ricard, président de la conférence des évêques de France, en la présence de M. le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris.

Elle rassemblait des membres des ACAT du monde ainsi que des adhérents et sympathisants de France.

Samedi 4 décembre, de 10h à 23h, une Conférence et un concert auront lieu à la Maison de l'UNESCO. Au programme, des témoignages de l’ACAT en Belgique, au Brésil, au Burkina Faso et au Togo .

L’après-midi, on prévoit une table ronde sur le thème : “Un monde sans torture : une utopie ?”, puis l’intervention de Paolo Ricca et Paul Valadier sur le thème : “La spécificité chrétienne de notre mission”

L’après midi s’achèvera par le présentation des «Actions pour demain” , par l’ACAT-France et la Fiacat.

En soirée, un concert sera donné par l’Orchestre pour la paix, avec la participation du pianiste argentin Miguel Angel Estrella. L’orchestre est composé de musiciens chrétiens, juifs et musulmans et il parcourt le monde depuis dix ans pour promouvoir la paix et soutenir les plus démunis.

L’action proposée par l’ACAT en ce mois de décembre est en faveur des milliers de familles du Sri Lanka sans nouvelles d'un proche disparu.

En novembre 1989, une trentaine de collégiens d'Embilipitya dans le sud du pays ont été enlevés par l'armée et détenus dans le camp militaire de Sevenagala. Ils n'ont jamais réapparu depuis et ont probablement été exécutés. Aucun des responsables n'a jamais été inquiété, ni les corps rendus à leurs familles.