L'ADN de l'enseignant catholique, coopérer avec Dieu

Message du card. Grocholewski pour un congrès du CCEE

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 397 clics

Pour le cardinal Grocholewski, la « coopération avec Dieu » est inscrite dans l'ADN de l'enseignant catholique : « Il ne suffit pas d’un ‘vernis’ spirituel à côté d’autres capacités. Il faut se mettre à l’école de Jésus parce que c’est lui qui est au cœur de toute formation. »

Le Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE) et le Comité européen de l’enseignement catholique (CEEC) organisent un congrès sur "la formation chrétienne et l’accompagnement spirituel des enseignants catholiques dans l’école", du 15 au 18 mai 2014, à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine.

Dans une lettre adressée aux participants, le cardinal Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique, rappelle que « le monde de l’éducation et de l’école exigent de la part des enseignants un engagement renouvelé, de la générosité, de l’abnégation ».

Il souligne trois aspects qui caractérisent l’enseignant catholique : sa « conscience vocationnelle », parce que « l’œuvre de coopération avec Dieu est inscrite dans son ADN » ; sa tâche, qui consiste à former l’intégralité de la personne ; enfin, « l’étroite relation entre la formation chrétienne des enseignants et l’évangélisation dont l’éducation est une dimension constitutive ».

Pour le préfet du dicastère, « proclamer aujourd’hui la bonne nouvelle qu’est Jésus-Christ signifie aussi accompagner l’histoire personnelle, le développement et la vocation spirituelle de toutes les personnes... Il ne suffit pas d’un ‘vernis’ spirituel à côté d’autres capacités. Il faut se mettre à l’école de Jésus parce que c’est lui qui est au cœur de toute formation », précise-t-il.

Il ajoute que « l’autorité de l’éducateur et l’efficacité de son œuvre de formation reposent sur un témoignage de vie crédible » : « il ne suffit pas d’être des maîtres dans ce que l’on enseigne et de confier le succès éducatif à l’efficacité des méthodes, des techniques et des technologies ; il est nécessaire d’être des témoins crédibles de la vérité et du bien, à travers une cohérence de vie ».

Le secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, a également fait parvenir un message, rappelant que la tâche des enseignants catholiques « est d’une importance vitale, non seulement pour l’Église mais pour le bien commun et l’avenir de toute la société ».

La rencontre a été ouverte hier par les salutations du président de la Commission "Catéchèse, école, université" du CCEE, Mgr Marek Jedraszewski, et par la présidente du CEEC, Christine Mann.

Mgr Jedraszewski, a estimé que les enseignants catholiques étaient « obligés d’être missionnaires, d’être témoins de Jésus-Christ » dans l’école : il n’existe pas « d’objectif plus beau et plus fascinant que celui de faire découvrir à ses élèves la grandeur de l’homme à travers la personne de Jésus de Nazareth ».

Christine Mann a affirmé « que les écoles catholiques apportent une contribution essentielle pour que l’Europe d’aujourd’hui devienne une Europe idéale, une Europe de paix, une Europe qui ne soit pas simplement une force économique, une Europe qui reconnaisse les religions comme porteuses de valeurs et dans laquelle les religions aient une place fixe et reconnue ».

Le cardinal Vinko Puljić, archevêque de Sarajevo, a invité à l'espérance : « Courage ! Dieu notre Père vous a convoqués ici, à Sarajevo, un lieu encore marqué par de nombreuses blessures, mais aussi par la certitude de la victoire du Christ sur la mort. L’avenir appartient réellement à Dieu : c’est là la grande certitude de notre vie. »

Les travaux se sont poursuivis avec une intervention de Mgr Éric Aumonier, président de la section « École » de la Commission du CCEE.