L'adoration interdite

Homélie du matin, 28 novembre 2013

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1047 clics

« Adorer Dieu avec confiance et fidélité » : c’est le défi de la fin des temps, mis en lumière par le pape François lors de la messe qu’il a célébrée ce 28 novembre 2013, à Sainte-Marthe. Il a dénoncé une société où il est "interdit d'adorer".

Le pape a commenté l’Evangile du jour (Luc 21,20-28) où Jésus annonce « la dévastation » : « Quand Jésus parle de cette calamité dans un autre passage, il dit que ce sera une profanation du temple, une profanation de la foi… ce sera l’abomination de la désolation ».

« Ce sera comme le triomphe du prince de ce monde... A ce moment final de calamité, il croira qu’il s’est rendu maître du monde. Comme la défaite de Dieu. »

Le cœur de cette « épreuve finale » c’est la « profanation de la foi » : c’est le prophète Daniel, jeté dans la fosse aux lions pour avoir adoré Dieu et non le roi (Dn 6,12-28). Au fond, c’est « l’interdiction d’adoration ».

La fin, l’abomination, c’est un temps où « on ne peut pas parler de religion [car] c’est une chose privée, … on n’en parle pas publiquement. Les signes religieux sont supprimés. On doit obéir aux ordres qui viennent de pouvoirs mondains. On peut faire des belles choses, mais pas adorer Dieu. Interdit d’adoration ».

Mais à l’accomplissement de ce temps, les croyants pourront « relever la tête » car « on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire » : la « victoire de Jésus-Christ » sera proche.

« Les chrétiens qui souffrent dans des temps de persécution, des temps d’interdiction de l’adoration, sont une prophétie de ce qui arrivera à tous », a fait observer le pape.

« N’ayons pas peur », a-t-il encouragé, il s’agira d’« adorer jusqu’à la fin » avec « fidélité et patience » : « Fidélité comme Daniel, qui a été fidèle à son Dieu et a adoré Dieu jusqu’à la fin. Et patience, car les cheveux de notre tête ne tomberont pas. C’est ce qu’a promis le Seigneur. »

En conclusion, le pape a proposé un examen de conscience : « Est-ce que j’adore le Seigneur ? Est-ce que j’adore Jésus-Christ, le Seigneur ? Ou un peu moitié-moitié, je fais le jeu du prince de ce monde ? »