L’Afrique est menacée par le « colonialisme biologique »

La mise en garde de l’archevêque de Johannesburg

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ROME, Lundi 26 janvier 2009 (ZENIT.org) - Dans un long discours sur les conséquences des idées de la post modernité, Mgr Buti Joseph Tlhagale, archevêque de Johannesburg a mis en garde, le 22 janvier, contre le risque d'utilisation des « ovules des femmes africaines » pour la recherche sur les cellules souches dans les pays industrialisés. Il a dénoncé la possibilité d'un « colonialisme biologique ».

Des extraits de son discours d'inauguration de l'Assemblée plénière de la Southern African Catholic Bishop's Conference (SACBC) ont été publiés dans L'Osservatore Romano, le 25 janvier.

Le haut prélat a ainsi dénoncé les idées de la post modernité qui soutiennent que « la réalité est une construction sociale » et qu'il « n'y a aucune vérité objective ».

La conséquence de cette philosophie est que « Dieu lui-même est descendu de son piédestal. Ce sont l'homme et la femme qui règnent en souverains. La transcendance est devenue une fiction », a poursuivi Mgr Buti Joseph Tlhagale pour qui « la loi naturelle est considérée comme partie intégrante des anciennes croyances et mythologies ».

« Un vocabulaire nouveau et de nouveaux concepts ont été produits par l'éthique mondiale post-moderne », a poursuivi l'archevêque de Johannesburg, soulignant que le ‘droit de choisir' est avancé comme une norme fondamentale. « On peut choisir librement la bisexualité, l'homosexualité, le lesbianisme, l'hétérosexualité. Les enfants ont aussi le droit de choisir l'avortement, indépendamment des croyances de leurs parents », a encore dénoncé l'archevêque sud-africain.

Pour Mgr Buti Joseph Tlhagale, « c'est la Conférence de Pékin, en 1995 qui a rejeté la complémentarité homme-femme » dans l'objectif d'obtenir « une société asexuelle » et «  privée d'éthique sexuelle ».

« Le protocole de Maputo comme la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes (CEDAW) sont destinés à légaliser l'avortement et à légitimer la fécondation in vitro dans la majeure partie des pays africains », a enfin dénoncé Mgr Buti Joseph Tlhagale.

« Une telle loi rendra possible d'aller rechercher les ovules des femmes africaines pour contribuer à satisfaire les exigences de la recherche sur les cellules souches embryonnaires dans les pays industrialisés », a poursuivi l'archevêque de Johannesburg. « En Grande-Bretagne, il est illégal d'utiliser des ovules de femmes anglaises pour la recherche. Le colonialisme biologique est à nos portes ».

Marine Soreau