L'Afrique, « poumon spirituel » de l'humanité

Editorial du père Federico Lombardi pour Octava Dies

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ROME, lundi 28 novembre 2011 (ZENIT.org) – « Un document réaliste, clair et complet, qui s’inscrit dans la perspective libératrice de l’annonce chrétienne du salut… capable à la fois d'être universelle et de devenir vraiment africaine… ».

C’est en ces termes que le directeur du Centre de télévision du Vatican (CTV), le père Federico Lombardi, revient encore une fois sur le récent voyage du pape au Bénin et l’exhortation apostolique Africae Munus, signée et confiée aux africains à Ouidah, cœur de la traite négrière et berceau, dans ce pays et dans une grande partie de la région, de la première annonce de l’Evangile il y a 150 ans.

Dans son dernier éditorial pour « Octava Dies », bulletin hebdomadaire du CTV, le porte-parole du Saint-Siège revient notamment sur la valeur symbolique des « deux portes », la « porte du non retour » et la « porte du salut », soulignée par le pape dans son exhortation et dans ses divers discours.

Construites côte à côte, face à l’océan, ces portes, avait insisté le pape, rappellent « le devoir de promouvoir la paix et la justice », pousse à « dénoncer et à combattre toute forme d’esclavage ».

La « porte du non retour» était celle « qu'empruntaient les esclaves avant d’être embarqués sur les navires des négriers, et marquait la perte définitive de la reconnaissance de leur dignité », rappelle le père Lombardi. La « porte du salut » est celle édifiée plus tard par les catholiques, pour rappeler que l’Evangile du salut est parti de là et s’est étendu à toute l’Afrique de l’ouest.

L’une représentant « le côté sombre du continent », l’autre « le côté lumineux », l’une « le mal le plus ignoble », l’autre « l’espérance », ajoute-t-il.

Ce document, reconnu par les commentateurs comme étant le « plus complet » et « le plus clair » des documents actuel sur la situation et sur les problèmes du continent africain, relève le père Lombardi, « ouvre un horizon d’engagement pour l’avenir ».

Et la grande espérance que le pape, « tout autant chef spirituel des africains que des européens », souligne le père Lombardi, a apportée aux africains, au nom du Christ, « mérite réflexion », également de la part des occidentaux.

Car « ce n’est pas un hasard », conclut-il, si le pape voit l’Afrique comme un « poumon spirituel » pour l’humanité.

Isabelle Cousturié