L’amitié entre la France et la Côte d’Ivoire, un bien très précieux, à préserver

Message du cardinal Lustiger

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CITE DU VATICAN, Vendredi 12 novembre 2004 (ZENIT.org) – "L’amitié entre la France et la Côte d’Ivoire est un bien si précieux que nous devons tout faire pour le préserver", déclare le cardinal archevêque de Paris, Jean-Marie Lustiger qui a adressé une lettre au cardinal Bernard Agré, archevêque d’Abidjan, le 11 novembre (cf. ci-dessous , texte de la lettre). Dimanche prochain, le cardinal Lustiger célébrera une messe pour la paix en Côte d’Ivoire en la cathédrale Notre-Dame de Paris, à 18 h 30.



Le cardinal Lustiger rappelle sa récente visite - en 2002 - aux catholiques ivoiriens, et l’importance de "l’amitié entre la France et la Côte d’Ivoire (qui) est un bien si précieux que nous devons tout faire pour le préserver".

"En ce 11 novembre, jour anniversaire de la fin de la première guerre mondiale, je pense aux Africains morts au champ d’honneur en combattant pour la France", écrit le cardinal Lustiger, avant d’inviter le cardinal Agré à prier en communion avec lui dimanche 14 novembre, pour la paix en Côte d’Ivoire.

Voici la lettre du card. Lustiger au cardinal Agré :

Eminence, cher frère et ami,

Les nouvelles dramatiques qui proviennent de votre pays bouleversent tous les amis de la Côte d’Ivoire.

Vous savez combien, comme Archevêque de Paris, je me sens proche de vous et des évêques de Côte d’Ivoire, des catholiques dont vous êtes les Pasteurs, et plus largement de tous ceux qui vivent dans votre pays.

Je garde un souvenir particulièrement marquant du pèlerinage que vous m’avez invité à faire en Côte d’Ivoire en janvier 2002. La chaleur de l’accueil que vous m’avez réservé, la ferveur des foules avec lesquelles j’ai eu la joie de prier, les espoirs de réconciliation et de paix qui habitaient alors tous les cœurs, ne se sont pas effacés de ma mémoire.

En ce 11 novembre, jour anniversaire de la fin de la première guerre mondiale, je pense aux Africains morts au champ d’honneur en combattant pour la France. Je pense surtout aux drames en cascade que suscite toute guerre. Et je rends grâce à Dieu pour la longue et patiente réconciliation entre la France et l’Allemagne qui nous donne de vivre aujourd’hui en frères et manifeste que la paix est possible.

L’amitié entre la France et la Côte d’Ivoire est un bien si précieux que nous devons tout faire pour le préserver. Nous qui sommes frères dans le Christ, nous savons qu’Il est notre unité et notre paix. Je demande à Dieu de nous aider à faire triompher cette paix sur la violence, la haine, les passions de toutes sortes.

Dimanche prochain, je célèbrerai la messe de 18h30 à Notre-Dame de Paris pour la paix en Côte d’Ivoire. Dans ce haut lieu de l’histoire de France, où j’ai eu la joie de vous accueillir à plusieurs reprises, je supplierai Dieu, en communion avec vous, de désarmer les esprits et les cœurs pour que votre pays retrouve la paix.

Soyez assuré, Eminence, cher frère et ami, de ma profonde communion avec vous en ces jours d’épreuve pour la Côte d’Ivoire et de ma fidèle affection dans le Christ.

+ Jean-Marie Cardinal LUSTIGER
Archevêque de Paris