L’amour des papes pour l’art a rassemblé un patrimoine pour toute l’humanité

Inauguration de l’exposition des « 500 ans »

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ROME, Vendredi 17 novembre 2006 (ZENIT.org) – L’amour des papes pour l’art leur a fait rassemblé un patrimoine mis à la disposition de toute l’humanité, déclare en substance le cardinal secrétaire d’Etat, Tarcisio Bertone.



Le cardinal Bertone a inauguré, jeudi soir, au Vatican, aux côtés du président du Gouvernorat de la Cité du Vatican, Mgr Giovanni Lajolo, l’exposition intitulée : « Le Laocoon, aux origines des Musées du Vatican », qui marque le sommet des célébrations des 500 ans de ces musées, fondés par le pape Jules II, auquel on doit aussi la basilique Vaticane et la Garde Suisse pontificale : 3 jubilés en 2006 !

Remerciant au nom du pape les organisateurs de l’exposition, le cardinal Bertone a en outre rappelé que l’Eglise a toujours cru dans l’art et y a toujours investi des énergies avec une prévoyance clairvoyante. L’amour des pontifes pour l’art a permis la réalisation d’un patrimoine qui n’est pas seulement mis à la disposition du monde catholique, mais de toute l’humanité ».

Le cardinal Bertone a ainsi insisté sur « l’importance de l’art dans la diffusion du message évangélique ».

« Le grand service que l’art peut offrir à l’homme contemporain est celui de l’aider à tourner son regard vers ce qui transcende sa condition, vers ce qui lui offre la plénitude du sens de sa vie. Saint Bonaventure affirme dans la « Légende majeure » que saint François contemplait, dans les belles choses, le Très Beau ».

Cette exposition, a dit le cardinal Bertone, est un événement qui souligne « la valeur du langage de la beauté qui parle à l’intelligence et au cœur ».

Le groupe sculpté du Laocoon a été retrouvé le 14 janvier 1506 sur la colline du « Colle Oppio », près du Colisée, et ce chef d’œuvre allait devenir le noyau autour duquel allait se constituer la collection des sculptures antiques des musées du Vatican.

La sculpture illustre la fin dramatique de Laocoon que Virgile décrit dans l’Enéide (livre II) : le prêtre – païen – de Troie, tente en vain de sauver sa patrie et meurt avec ses fils, tué par deux serpents marins envoyés par Athéna. Lors de l’inauguration, un passage traduit en italien a été lu par l’acteur Remo Girone.

Dans ce mythe de Laocoon, ajoutait le cardinal Bertone, « est proposé à nouveau le drame de la douleur, de la vie, de la mort », des thèmes qui posent question à tout chrétien.

« Ces thèmes qui, disait-il, reviennent fréquemment dans les poèmes et dans les événements tragiques de la mythologie païenne, auront ensuite une réponse pleine de sens dans le Christ et dans son Evangile du salut. Dans la grande tradition de l’Eglise, la douleur et la mort sont en effet éclairés par le mystère de la mort et de la résurrection du Christ, Rédempteur de l’homme et Seigneur de l’univers ».

L’exposition est ouverte au public jusqu’au 28 février.