L’anneau au pélican, symbolisme eucharistique

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ROME, Mardi 18 octobre 2005 (ZENIT.org) – L’anneau que le pape Benoît XVI offrira aux évêques membres du synode représente la figure du pélican (cf. ZF0510). Le bulletin du synode présente aujourd’hui cet anneau.



Il a été réalisé en or par la Maison des Frères Savi (titre 750%, 17,50 gr.). Les armoiries de Benoît XVI sont reproduites à l’intérieur de l’anneau.

Le pélican, qui vit sur les rives des lacs et des fleuves, dans les régions chaudes, alimente ses petits avec la nourriture qu’il prélève avec son bec de la poche membraneuse, située à sa mandibule inférieure. En s’en inspirant, d’antiques légendes ont imaginé que le pélican, en cas de nécessité, nourrit ses petits avec sa propre chair.

Pour cette raison, la tradition chrétienne a commencé, à partir du moyen âge, à utiliser le pélican comme symbole eucharistique, voyant dans son sang vivificateur l’image du sang rédempteur du Christ.

Saint Augustin écrit à ce propos que cet oiseau présente des similitudes avec la chair du Christ, dont le sang vivifie les croyants (Commentaire sur le psaume 101, 8; Patrologia Latina 37, 1299).

Le Christ présent dans l’Eucharistie est ainsi appelé le « pieux pélican » « pie pellicane », dans l’hymne « Adoro te devote » (« Je t’adore dévotement ») , attribué à Saint Thomas d’Aquin.

Des poètes comme Dante, des peintres comme Giotto et son école, Masolino da Panicale et le Perugino, des iconographes et des miniaturistes ont, eux aussi, reproduit le pélican parmi les symboles eucharistiques.