L'Assomption invite à faire confiance à Dieu

Paroles de Benoît XVI à l'angélus du 15 août 2012

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Anne Kurian

ROME, vendredi 17 août 2012 (ZENIT.org) – La fête de l’Assomption invite à faire confiance à Dieu, déclare Benoît XVI, car « c’est cette voie qui ouvre les portes du ciel ».

Le pape a présidé la prière de l’angélus en la solennité de l’Assomption, le 15 août 2012, à Castelgandolfo, où il réside pour l’été. Il était entouré de visiteurs du monde entier, qui l’ont applaudi chaleureusement lorsqu’il est apparu au balcon donnant sur la cour intérieure du palais.

Introduisant la prière mariale, Benoît XVI est revenu sur le sens de la fête de l’Assomption, rappelant que si le dogme n’a été proclamé qu’en 1950 par Pie XII, cependant il « plonge ses racines dans la foi et dans le culte des premiers siècles de l’Eglise » (cf. Zenit du 16 août 2012 pour le texte intégral).

Pour comprendre ce mystère marial, a fait observer le pape, il faut lire le magnificat, dont l’évangile du jour fait écho : la « foi profonde de Marie » y transparaît, tandis qu’elle « se place parmi les « pauvres » et les « humbles » qui ne mettent pas leur confiance dans leurs propres forces, mais qui laissent la place à son action capable de faire de grandes choses justement dans la faiblesse ».

A cet exemple, pour Benoît XVI, l’Assomption « invite fortement à faire davantage confiance à Dieu, à suivre sa Parole, à rechercher et à accomplir sa volonté chaque jour » : c’est cette voie qui « ouvre les portes du ciel », a-t-il souligné.

L’Assomption de Marie au ciel, a insisté le pape, ne concerne pas que la Sainte Vierge : « c’est une réalité qui nous touche nous aussi, parce qu’elle nous indique de façon lumineuse quel est notre destin, celui de l’humanité et de l’histoire », a-t-il estimé.

Cette fête ouvre l’homme « à l’avenir lumineux » qui l’attend, car en Marie, il peut contempler « cette réalité de gloire » à laquelle il est appelé, a-t-il ajouté.

Benoît XVI a également défini l’Assomption comme « le mystère de Pâques du Christ pleinement réalisé » en Marie. En effet, dans sa montée au ciel, « elle est intimement unie à son fils ressuscité, vainqueur du péché et de la mort, entièrement conformée à lui ».