L'Avent et Noël en Bavière : un Oratorio au Vatican

Le temps « silencieux », temps des « îles pour lâme »

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ROME, mardi 6 décembre 2011 (ZENIT.org) – Benoît XVI explique qu’en Bavière le temps de l’Avent est le temps « silencieux », et il invite à créer des « îles pour l’âme ».

La télévision bavaroise – la « Bayerischer Rundfunk » - à offert à Benoît XVI un concert de chants de Noël bavarois intitulé : « Oratorio des Alpes » et la projection d’un film intitulé : « Avent et Noël dans les Alpes bavaroises – du ciel à la terre », vendredi dernier, 2 décembre, dans la salle Clémentine du palais apostolique du Vatican (à 17 h 30).

Les chants et la musique de l’« Oratorio des Alpes » sont dus au compositeur bavarois Hans Berger et ils ont été exécutés par son « Ensemble » musical et par le chœur italien "Coro Montini". Le film est dû à Sigrid Esslinger – présente à la projection -, et il est produit par la "Bayerischer Rundfunk", représentée à la soirée par M. Mandlik.

Benoît XVI a vivement remercié, en allemand, les promoteurs de l’événement, se disant « profondément touché » : « Vous avez apporté un peu des coutumes et du sens de la vie typiquement bavarois dans la maison du Pape », a-t-il ajouté.

En italien, le pape a saisi l’occasion de saluer, particulièrement le cardinal Tarcisio Bertone qui fêtait ses 77 ans, espérant que cette « inculturation de la foi » de sa région ait apporté aussi de la « joie » à ses hôtes italiens.

Benoît XVI a fait observer que l’Avent devrait être « un temps de silence et d’attente » : en Bavière, on l’appelle justement « temps silencieux » - « staade Zeit ».

« La nature fait une pause, a expliqué le pape; la terre est couverte de neige ; dans le monde paysan, on ne peut pas travailler à l’extérieur ; tous sont nécessairement à la maison. Le silence de la maison devient, pour la foi, une attente du Seigneur, joie de sa présence. Et c’est ainsi que sont nées toutes ces mélodies, toutes ces traditions qui rendent – un peu comme on l’a dit aussi aujourd’hui – « le Ciel présent sur la terre ». »

« Temps silencieux, temps de silence, a ajouté Benoît XVI. Aujourd’hui l’Avent est souvent justement le contraire : temps d’une activité effrénée, on achète, on vend, préparatifs de Noël, grands repas, etc. C’est aussi comme cela chez nous. Mais comme vous le voyez, les traditions populaires de la foi n’ont pas disparu, et même, elle se sont renouvelés, approfondies ».

C’est ainsi, a continué le pape, que l’on crée des « îles pour l’âme », des « îles de silence, île de la foi, îles pour le Seigneur, dans notre temps, et cela me semble très important ».

« Et nous devons dire merci à tous ceux qui le font, a repris le pape : on le fait dans les familles, dans les églises, avec des groupes plus ou moins professionnels, mais tous les font : rendre les réalités de la foi présentes dans nos maisons, dans notre temps. Et nous espérons qu’à l’avenir aussi, cette force de la foi, sa visibilité, demeurent et aident à avancer, comme le veut l’Avent, vers le Seigneur ».

ASB