L’Avent, pour vivre dans la justice et la paix, la solidarité et l’entraide

A l’angélus, Benoît XVI commente le prophète Isaïe

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ROME, Dimanche 7 décembre 2008 (ZENIT.org) - Le temps liturgique de l'Avent est donné « pour vivre dans la justice et la paix, la solidarité et l'entraide », rappelle Benoît XVI.

Le pape s'est adressé en ces termes aux francophones à l'occasion de l'angélus, en ce deuxième dimanche de l'Avent.

« Chers pèlerins francophones, je vous accueille ce matin avec joie. À la suite de Jean-Baptiste, nous sommes invités à préparer les chemins du Seigneur, car voici venir notre Dieu. Avec impatience nous voulons l'accueillir, lui qui se fait homme pour chacun de nous », a souligné le pape.

Mais il a aussi souligné les implications sociales de cette attente en disant : « Que dans notre monde blessé par de multiples violences, cette période d'attente soit un moment de renouvellement des cœurs afin de vivre dans la justice et dans la paix, dans la solidarité et l'entraide, ce temps de la Miséricorde de Dieu qui nous est promis ! »

En italien, le pape a demandé aux chrétiens « d'entrer pleinement dans la logique de la foi », c'est-à-dire non seulement de « croire en Dieu, dans son dessein de salut », mais, « en même temps s'engager pour la construction de son Règne » : «  La justice et la paix, en effet, sont un don de Dieu, mais elles réclament des hommes et des femmes qui soient une ‘bonne terre', prête à accueillir la bonne semence de sa parole ».

« Le Seigneur, qui est la nouveauté absolue, est venu habiter au milieu de cette humanité déchue pour la renouveler de l'intérieur », a fait observer Benoît XVI.

« Pour les populations épuisées par la misère et par la faim, pour les foules des réfugiés, pour ceux qui souffrent des violations de leurs droits, graves et systématiques, l'Eglise se place en sentinelle sur la haute montagne de la foi », a souligné le pape.

« Cette annonce prophétique s'est réalisée en Jésus Christ (...). Il a inauguré (...) le passage du règne du mal au règne de Dieu, de la domination du péché et de la mort à celui de l'amour et de la vie », a affirmé Benoît XVI.

Le pape a ainsi souligné la différence radicale entre ce salut et une libération purement humaine : « L'espérance chrétienne va donc au-delà de la légitime attente d'une libération sociale et politique, parce que ce que Jésus a commencé est une humanité nouvelle, qui vient ‘de Dieu' mais en même temps germe dans notre terre, dans la mesure où elle se laisse féconder par l'Esprit du Seigneur ».