« L’eau, bien commun universel » : le Vatican condamne la culture du « gâchis »

Le Saint-Siège plaide pour une égale répartition des ressources hydriques

| 1738 clics

ROME, Mardi 21 mars 2006 (ZENIT.org) – « Elément de la création, source de vie, l’eau est un bien universel commun, destiné à toute la famille humaine », a rappelé le Saint-Siège à l’occasion du Forum international sur l’eau qui se tient à Mexico jusqu’au 22 mars, comme le souligne Radio Vatican.



Dans ce document, le Saint-Siège s’arrête aux principales questions qui réclament l’intervention de la communauté internationale pour sauvegarder et distribuer équitablement cette ressource vitale.

Le Saint-Siège déplorait la sécheresse, la pollution, les conflits pour l’approvisionnement en eau, l’accès limité des populations pauvres.

« Le manque d’eau est un problème qui pèse de façon toujours plus dramatique sur les hommes et les femmes, surtout dans les zones les plus pauvres de la planète ».

Une solution n’est envisageable, indique le même document, que par une prise de responsabilité de la part de toutes les Nations : ce sont donc les Etats les plus développés qui doivent prendre en charge les premiers financements nécessaires à réduire la disparité.

Les Nations riches en effet doivent tout d’abord combattre, préconise le document du Saint-Siège, la culture du gâchis, qui trop souvent oublie la valeur inestimable et irremplaçable de cette ressource.

Mais le Saint-Siège déplore aussi les formes de spéculation comme celle qui consiste à augmenter indifféremment les tarifs dans les régions pauvres.

L’eau, insiste le Saint-Siège, ne peut pas être considérée comme n’importe quelle marchandise, surtout lorsqu’elle devient fondamentale pour alléger les souffrances.

Le Saint-Siège indiquait aussi des voies pour une meilleur gestion, en particulier, la participation des communautés locales. Les savoirs traditionnels peuvent se révéler vitaux pour gérer l’eau, insiste le Saint-Siège, même lorsqu’on envisage des solutions technologiques avancées.