L’eau : un bien qui doit servir au développement de tous

Document du Conseil pontifical justice et paix

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ROME, Lundi 16 mars 2009 (ZENIT.org) - Alors que près d'un quart des habitants de la planète n'a pas suffisamment d'eau potable, le Conseil pontifical justice et paix a rappelé l'importance de l'eau « pour le développement de toute la personne et de chaque personne ».

Le Conseil pontifical a publié un document intitulé ‘L'eau, un élément essentiel pour la vie', à l'occasion du 5e Forum mondial de l'eau, en programme à Istanbul, du 16 au 22 mars.

L'Osservatore Romano a évoqué, dans son édition du 15 mars, cette deuxième mise à jour du document, diffusé pour la première fois lors de la 3e édition du Forum, en 2003 à Kyoto, puis en 2006 à Mexico.

Ainsi, selon L'Osservatore Romano, le document reflète la position du Saint-Siège sur la compréhension éthique et religieuse des problèmes nombreux et complexes liés à la question de l'accès à l'eau. « L'eau est un bien qui doit servir au développement de toute la personne et de chaque personne ».

La note souligne « l'urgence de garantir à tous l'accès à une eau potable et à une santé sûre ». Le Conseil pontifical justice et paix concentre ainsi l'attention sur la reconnaissance de la disponibilité et de l'accès à l'eau comme droit humain et sur l'importance d'aller au-delà des objectifs de développement déjà atteints.

Le document du Saint-Siège évoque les Objectifs du millénaire, et demande « que tous concentrent l'attention sur les voies à trouver pour améliorer la vie de chacun et de toutes les personnes du monde, spécialement de celles qui vivent dans la pauvreté et qui sont plus vulnérables face aux crises qui continuent à alimenter négativement leurs situations ».

Selon L'Osservatore Romano, le document souligne également « l'analphabétisme, la sécheresse, la malnutrition » qui perpétuent cette vulnérabilité. Il rappelle le « rôle central que l'eau a dans chaque aspect de la vie, dans les domaines nationaux, dans leurs économies, dans la sécurité alimentaire, dans la production, dans les politiques ».

La note fait enfin référence « aux données dramatiques et connues de tous », souligne encore L'Osservatore Romano. Ainsi, près d'un quart des habitants de la planète, un milliard et demi de personnes, n'a pas suffisamment d'eau potable. Chaque année, presque 5 millions de personnes, surtout des enfants touchés par la diarrhée, meurent de maladies associées à la consommation d'eau non potable et à des carences hydriques. « Ces chiffres ne peuvent être vus comme acceptables, malgré les progrès accomplis ces 6 dernières années », conclut le document.

 

Marine Soreau