L'éducation, pour une culture de paix

Par Mgr Tomasi

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Anne Kurian

ROME, vendredi 6 juillet 2012 (ZENIT.org) – Le Saint-Siège appelle à l’éducation pour tous, « sans discrimination », car elle est nécessaire pour « promouvoir une culture de paix » et « faire avancer » l’économie.

Rappelant le rôle premier de la famille dans l’éducation, le Saint-Siège souligne qu’elle contribue de ce fait au bien commun de toute société.

C’est ce qu’a déclaré en effet Mgr Silvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège pour les Nations-Unies à Genève, au cours de la 20e session du Conseil des droits de l’homme, sur le thème « le droit à l’éducation », le 27 juin 2012.

« Un nombre incalculable d’enfants n’apprennent pas à lire écrire et compter » dans les pays les plus pauvres, dénonce Mgr Tomasi : pourtant, « l’éducation est nécessaire pour promouvoir une culture de paix, le respect mutuel et la solidarité internationale ».

En outre, poursuit-il, l’éducation est une « condition indispensable » pour le progrès et l’amélioration de la qualité de vie : elle « développe les talents personnels » et les met au « service de la société ».

Cela fait même « avancer l’économie », fait observer Mgr Tomasi, car les « véritables forces » de cette dernière sont « des personnes préparées et responsables, conscientes que le but est le bien commun ».

C’est pourquoi l’éducation devrait être fournie « aux enfants des deux sexes et sans discrimination fondée sur leur religion, leur origine nationale ou ethnique, race, couleur, richesse ou handicap », insiste-t-il.

Dans le processus d’éducation, « le droit inaliénable » des parents à choisir l’éducation de leurs enfants doit rester « une priorité ». En effet, explique-t-il, l’éducation est « liée à la transmission de la vie humaine et à la relation d’amour unique entre parents et enfants ».

L’éducation, ajoute Mgr Tomasi, concerne « la formation intégrale de la personne, y compris la dimension morale et spirituelle de l’être, en vue de sa fin ultime et du bien de la société dont elle est membre ».

En ce sens, dans sa mission éducative, « la famille contribue au bien commun et constitue la première école de vertu sociale, dont toutes les sociétés ont besoin ».