L'Eglise du Japon, « artère de la société »

Insuffler du courage aux croyants sincères, par Mgr Miyahara

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Anne Kurian

ROME, mardi 16 octobre 2012 (ZENIT.org) – L’Eglise du Japon se veut être « une artère de la société », pour « transporter l’espoir », déclare Mgr Dominic Ryoji Miyahara, évêque de Fukuoka au Japon, le lundi 15 octobre 2012 au matin, 11e congrégation générale du synode.

L'évêque souhaite que le synode soit aussi occasion d'insuffler du « courage à ceux qui vivent sincèrement leur foi et veulent la conserver ferme, y compris dans des situations difficiles ».

L’Eglise du Japon, « artère de la société »

Le Japon vit aujourd’hui une « situation sociale de reprise d’une catastrophe sans précédents », rappelle l’évêque, évoquant le séisme, le tsunami, et l’incident atomique de mars 2011.

Dans ce contexte, l’Église du Japon désire être « comme une artère de la société, pour transporter l’espoir, l’encouragement, le réconfort » et pour « insuffler une nouvelle énergie dans toute la société, comme le corps humain est vivifié par l’action des artères et des veines qui transportent l’oxygène et le nutriment et éliminent les déchets », affirme Mgr Miyahara.

En effet, comme demandé dans Gaudium et Spes, l’Eglise du Japon « a conscience du rôle et de la mission originaire de l’Église pour la société » et elle prend à cœur « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent ».

L’évêque y voit aussi le rôle de l’évangélisation, par laquelle l’Église « insuffle abondamment une nouvelle lymphe dans la vie sociale et familiale ».

Dans le cas contraire, selon Mgr Miyahara, « si l’Église s’éloigne de la société, l’évangélisation ne portera pas de fruit ».

Insuffler du courage aux croyants sincères

Dans ce mouvement, l’Eglise est invitée à « regarder en face la réalité de la société », c’est-à-dire « discerner dans la situation actuelle les “signes des temps” clairs, afin de diffuser la lumière de l’Évangile et renouveler de l’intérieur toute la société ».

Si « Jésus s’est caché dans la ville », alors il faut le « chercher », en « écoutant la voix des personnes, en leur demandant aussi leurs besoins », souligne Mgr Miyahara.

L’évêque espère également que le synode sera l’occasion de « donner courage et confiance à ceux qui vivent sincèrement leur foi et veulent la conserver ferme, y compris dans des situations difficiles » : « si, à travers ce Synode, nous insufflons du courage, de l’espoir et du soutien à ces croyants sincères, le « synode lui-même portera des fruits nombreux et admirables », insiste-t-il.

L’évêque remercie par ailleurs « Benoît XVI, la Caritas internationale, de nombreuses Conférences épiscopales et des personnes de bonne volonté de nombreux pays » pour leurs « aides, prières, expressions d’une solidarité cordiale et sincère ».