L'élection du pape, oeuvre de toute l'Eglise

Mobilisation dans la prière, décision des cardinaux

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 1245 clics

Dans la Constitution sur la vacance du Siège apostolique « Universi Diminici Gregis », Jean-Paul II (1996) fait observer que l’élection du pape est le fait non seulement des cardinaux du monde entier mais de toute l'Eglise, grâce à la mobilisation de tous dans la prière : « L'élection du nouveau Pontife ne sera pas un fait étranger au Peuple de Dieu et réservé au seul Collège des électeurs, mais, dans un sens, elle sera une action de toute l'Église ».

Les cardinaux ont ainsi décidé ce mardi matin, lors de la troisième Congrégation générale, d’un rendez-vous de prière avec le Peuple de Dieu qui est à Rome, demain, mercredi après midi, 6 mars, à 17 h en la basilique vaticane à l'autel de la Chaire de Saint-Pierre.

Un des rôles assignés aux cardinaux, et spécialement des cardinaux non-électeurs, de plus de 80 ans, pendant la vacance du Siège apostolique est d'entraîner le Peuple de Dieu dans la prière.

Les cardinaux ont ainsi décidé de prier publiquement ensemble avec tous ceux qui le peuvent, pendant environ une heure.

La prière commencera par les Mystères glorieux du Rosaire, en italien et en latin.

L'Exposition du Saint-Sacrement sera suivie d'un temps d'adoration silencieuse.

Puis ce sera la prière des vêpres, sous une forme simple - sans "président" -.

La bénédiction sera donnée par le cardinal archiprêtre de la basilique Saint-Pierre Angelo Comastri.

La messe célébrée d'habitude à cette heure-là à l'autel de la Chaire sera déplacée à un autre autel de la basilique.

La Constitution de Jean-Paul II dit en effet au paragraphe 84 dit en effet : « Pendant la vacance du Siège, et surtout durant la période où se déroule l'élection du Successeur de Pierre, l'Église est unie de manière toute particulière à ses Pasteurs et spécialement aux Cardinaux électeurs du Souverain Pontife, et elle implore de Dieu un nouveau Pape, comme don de sa bonté et de sa providence. »

« En effet, poursuit le texte, à l'exemple de la première communauté chrétienne dont il est question dans les Actes des Apôtres (cf. 1, 14), l'Église universelle, spirituellement unie à Marie, Mère de Jésus, doit persévérer unanimement dans la prière ; ainsi l'élection du nouveau Pontife ne sera pas un fait étranger au Peuple de Dieu et réservé au seul Collège des électeurs, mais, dans un sens, elle sera une action de toute l'Église. »

La Constitution demande aussi la prière dans le monde entier : « En conséquence, j'établis que dans toutes les villes et autres lieux, au moins les plus importants, à peine connue la nouvelle de la vacance du Siège apostolique et, de manière particulière, de la mort du Pontife, ainsi qu'après la célébration des services solennels à son intention, on élève des prières humbles et assidues vers le Seigneur (cf. Mt 21, 22 ; Mc 11, 24), pour qu'il éclaire le cœur des électeurs et réalise si bien leur accord dans l'élection que cette dernière soit rapide, unanime et utile, comme l'exige le salut des âmes et le bien de tout le Peuple de Dieu. »