L’endettement des pays pauvres progresse, il faut l’enrayer

Intervention du Saint-Siège à l’ONU

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CITE DU VATICAN, Mardi 28 octobre 2003 (ZENIT.org) – L’endettement des pays pauvres progresse, il faut l’enrayer, demande le Saint-Siège.



Mgr Celestino Migliore, Observateur Permanent du Saint-Siège aux Nations unies, est intervenu sur ce thème le 24 octobre à l’ONU à New York, devant le Deuxième Comité de l'Assemblée générale sur le Thème 93 (E), à propos des « Crises de l'endettement et du développement ».

« La Communauté internationale doit affronter deux défis, expliquait Mgr Migliore : la nécessité de trouver une solution à tous les problèmes d'endettement excessif, et la nécessité de créer un système financier durable adapté au développement de tous ces pays ».

« Depuis la deuxième décade de l'existence de l'ONU, la Communauté internationale a pu constater le progrès d'une crise chronique des dettes extérieures touchant presque tous les pays en voie de développement », constatait Mgr Migliore.

Il donnait les chiffres de cette progression: « La dette extérieure totale de ces pays est passée de 1,5 milliard de dollars en 1990 à 2,4 milliards de dollars en 2001 ».

« Le programme PPTE (pour les Pays pauvres très endettés) doit encore trouver une solution durable aux problèmes de l'endettement », remarquait Mgr Migliore, pour conclure: « Il est maintenant impératif de renverser cette tendance ».

« Cette crise récurrente de l'endettement a provoqué une sortie des ressources financières tout au long de ces années, privant maintenant ces pays de ressources essentielles à leur développement de base, et d'un service minimum de santé et d'éducation ».

Le représentant du Saint-Siège insistait enfin sur l’aspect éthique du problème. « Le financement du développement ne revêt pas seulement un aspect technique, observait Mgr Migliore. Puisque les êtres humains ont la capacité de faire un choix moral, aucune activité humaine ne doit se faire en dehors de cette sphère du jugement moral. Ces activités qui ont des conséquences durables sur la vie de populations entières, et plus particulièrement sur les plus pauvres, mérite donc une attention particulière et un examen moral minutieux ».