L'épreuve inattendue

Pour vivre de Dieu, pour lui uniquement

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 550 clics

Le martyrologe romain fait aujourd'hui mémoire d'une bienheureuse française aux intuitions très modernes, Marie-Thérèse de Soubiran, vierge (1834-1889).

Née à Castelnaudary en 1834, Sophie-Thérèse de Soubiran renonce à son rêve de devenir Carmélite pour fonder une institution qui, à l'instar des béguinages de Belgique, reçoive des jeunes filles qui désiraient se consacrer à Dieu, sans se sentir pour autant appelées à une vie religieuse.

C'est ainsi qu'en 1885, elle fait profession dans sa ville natale, à l'enclos du Bon Secours, "lo Covent del Patiment", selon l'appellation populaire. Quelques années plus tard, elle prend le nom de Marie-Thérèse.

Mais ses compagnes désirent comme elle une forme de vie plus parfaite et la fondation se transforme en 1864 en congrégation religieuse sous le nom de Marie-Auxiliatrice, et une nouvelle maison est ouverte à Toulouse.

Ce qui les caractérise, c'est une certaine vie contemplative fondée sur l'adoration du Saint-sacrement, alliée à une vie apostolique au service surtout des jeunes ouvrières arrachées à leurs villages pour aller travailler dans les unsines.

Or, en 1874, la Mère Marie-Thérèse est chassée par la supérieure qui lui succède illégitimement et la maison de Castelnaudary est fermée.

Mère de Soubiran entre alors au monastère de Notre-Dame de la Charité du Refuge, à Paris, où, avec une foi mûrie par l'épreuve, elle mène une vie cachée en Dieu jusqu'à sa mort, le 7 juin 1889.

Le corps de celle qui sera proclamée bienheureuse par Pie XII en 1946, est gardé avec vénération par les Sœurs de Marie-Auxiliatrice. 

"Je me sens un extrême besoin de vivre de Dieu, pour lui uniquement, comme mes premiers attraits m'y portaient. Dieu semble m'en donner la grâce, les moyens et la force", écrivait-elle en 1874.