L'espérance, clef du voyage au Bénin

Editorial du P. Federico Lombardi

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ROME, mardi 22 novembre 2011 (ZENIT.org) – Le mot « espérance » est le mot clef, le fil conducteur qui a uni tous les discours de Benoît XVI lors de son voyage au Bénin, du 18 au 20 novembre, estime le P. Lombardi.

Dans son éditorial pour Octava Dies, le bulletin hebdomadaire du Centre de télévision du Vatican (CTV), dont il est le directeur, le P. Federico Lombardi, s.j., revient sur ce voyage et sur le message que Benoît XVI a laissé à toute l’Afrique dans son exhortation « Africae munus ».

Partant de l'affirmation du pape selon laquelle « l’Afrique est comme un immense poumon spirituel pour une humanité en crise de foi et d’espérance », le porte-parole du Saint-Siège passe en revue toutes les richesses qui, au-delà des richesses matérielles dont nombre de personnes cherchent à profiter, doivent pouvoir « sortir les peuples du continent de leurs difficultés », faire d’eux « les acteurs » de ce nouveau millénaire.

Ces richesses, rappelle le P. Lombardi, mises en avant par Benoît XVI durant son voyage et dans son exhortation « Africae munus », sont « des richesses humaines et spirituelles, d’amour pour la vie, de créativité et de culture », que peuvent rendre encore plus précieuses l’écoute de l’Evangile et, donc, « l’engagement de l’Afrique pour le Seigneur Jésus Christ ».

A chaque étape de son voyage, ajoute le porte-parole du Saint-Siège, le pape revient sur ce mot « espérance », le « crie avec force » aux chefs et aux responsables : « Ne privez pas vos peuples de l’espérance ! », leur dit-il, tout en les encourageant à « la sagesse, la responsabilité, la bonne gouvernance ».

L’espérance dont parle l’Eglise, explique le P. Lombardi, est celle qui « anime l’engagement sur le terrain et la rend noble, l'ouvrant à un horizon spirituel et éternel ».

Et « ceux qui aiment tant l’Afrique », ajoute-t-il, « doivent avoir le courage aujourd’hui de dire qu’elle peut être un continent de l'espérance ».

Isabelle Cousturié