L'évangélisation n'est pas facultative

Par le card. Erdö

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Anne Kurian

ROME, mardi 30 octobre 2012 (ZENIT.org) – « Evangéliser n’est pas une chose facultative », ou l’apanage d’une « catégorie de chrétiens », mais c’est un « devoir étroitement lié au baptême », déclare le cardinal Erdö.

Le cardinal Péter Erdö, président du Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE) commente au micro de Radio Vatican les travaux du synode sur la nouvelle évangélisation, qui s’est conclu dimanche 28 octobre 2012.

Pour le cardinal, ce synode a été « très riche de contenu ». Il a permis entre autres de rappeler que « l’évangélisation n’est pas seulement la transmission d’un contenu intellectuel – cela serait une simple information – mais un témoignage », estime-t-il.

En outre, poursuit le cardinal, « tous les fidèles, chaque baptisé a ce devoir ». En d’autres termes, insiste-t-il, « évangéliser n’est pas une chose facultative, devoir d’une catégorie de chrétiens, mais c’est un devoir étroitement lié au baptême même ».

Si la nouvelle évangélisation « ne se réfère pas seulement aux continents d’antique tradition chrétienne », elle a cependant « une signification spéciale » là où la culture chrétienne était « autrefois dominante », souligne-t-il.

En Europe en effet, fait-il observer, « l’héritage artistique des édifices porte encore le message de l’Evangile ». A tel point que si les chrétiens n’annoncent pas l’Evangile, « les pierres commenceront à crier ».

Le cardinal appelle donc à « évangéliser aussi à travers ces moyens ». Il s’agit « d’expliquer “la voix des pierres” », de « connaître » et « d’apprécier » cet héritage : « tant de personnes loin de l’Eglise savent apprécier la culture chrétienne même s’ils n’ont pas une vie de foi », ajoute-t-il.

Selon le cardinal, « l’évangélisation en Europe », où tous les pays, malgré leurs différences, ont en commun « la grande sécularisation », sort « renouvelée par ce synode ».