L'évêque de Rome pourrait se rendre au « Bioparco »

Un message pour la protection de la Création

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 699 clics

Le pape François pourrait se rendre au « Biorparco » - ancien zoo - de Rome  et bénir la structure et les animaux, indique le président de la Fondation Bioparco de Rome, Federico Coccia, qui a été reçu par le pape en audience privée ce vendredi matin, 18 octobre.

Il confie que le pape a insisté sur la nécessité de « protéger les animaux par l’amour, le respect et l’éducation environnementale des enfants ».

Le président du Bioparco a souligné qu’en choisissant le nom de François le pape avait pris « une responsabilité non seulement vis-à-vis des Romains, dont il est devenu l’évêque, mais aussi de tous les animaux qui vivent dans la Ville ».

Et c’est pourquoi il lui a demandé s'il voudrait bien venir dans cette « Arche de Noé », sur l’autre rive du Tibre, au cœur de la Villa Borghese, qui abrite des animaux rares des cinq continents: il fait observer que dès l’inauguration de son pontificat, le pape a invité l’humanité à « protéger la Création ».

C’est une tradition que l’on bénisse les animaux à Rome, le 17 janvier, en la fête de saint Antoine du Désert. Les éleveurs italiens transportent Place Saint-Pierre une ferme temporaire : veaux, vaches, cochons, volailles, chèvres, moutons, chevaux, pour la plus grande joie des familles qui viennent admirer les animaux. Le cardinal vicaire pour la Cité du Vatican, Angelo Comastri vient alors bénir les animaux (cf. Zenit du 17 janvier 2013).

Dans d’autres paroisses de Rome, ce sont chiens, chats, poissons rouges, lapins, tortues, perroquets, qui ont le droit d’accompagner leur maîtres à la messe, comme à San Eusebio (Piazza Vittorio). A la fin de la messe, tout ce petit monde envahit le parvis et le diacre passe bénir individuellement chaque animal.

Il n’est pas rare de voir les chevaux des Carabiniers ou de la Police financière et les chiens de la Protection civile. Le dimanche suivant, ceux qui n’ont pas pu venir en semaine auront droit aussi à une bénédiction.

Une tradition très « franciscaine » que le pape Benoît XVI a encouragée, lui qui aime les animaux depuis son enfance: il a recommandé cette année aux éleveurs italiens de veiller à la sauvegarde de « l'environnement » et à la « sécurité alimentaire ».

D'aucuns pensent qu'au moyen âge le saint ermite Antoine devint le protecteur du bétail, du fait que dans son désert de Haute-Egypte, il savait imposer sa volonté aux animaux sauvages.