L'identité chrétienne de l'Europe, un trésor à défendre

Nouvel ambassadeur de Slovénie près le Saint-Siège

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CITE DU VATICAN, Jeudi 5 septembre 2002 (ZENIT.org) - L'identité chrétienne de l'Europe, constitue un trésor à défendre et un "précieux cadre éthique de référence" pour les peuples du vieux continent, déclarait le pape en recevant ce jeudi matin à Castelgandolfo, le nouvel ambassadeur de Slovénie près le Saint-Siège, M. Ludvik Toplak, qui présentait ses Lettres de créance.



Jean-Paul II a abordé ce thème déjà lundi dernier, en recevant le nouvel ambassadeur de Grèce près le Saint-Siège.

M. Ludvik Toplak, 60 ans, est juriste de formation, il a été député et recteur de l'Athénée de Maribor, où il a accueilli le pape il y a trois ans lors de sa dernière visite dans cette ex-République de Yougoslavie. Le pape s'exprimait en slovène.

"Il faut réagir, disait le pape, à chaque tentative d'exclure de la construction de la nouvelle Europe l'apport du Christianisme", parce que cela retirerait "d'importantes énergies" à l'avenir même de la coexistence civile du Continent.

En réponse au discours de son hôte qui le remerciait pour "les contributions offertes pour le renouveau moral de la Nation slovène", Jean-Paul II a salué les efforts de Lubljana pour entrer dans l'Union européenne, tout en maintenant son identité nationale héritée de ses pères, motif d'orgueil et boussole pour s'orienter dans le cours impétueux de la globalisation.

Le pape soulignait comme un élément fondamental de cette identité son héritage religieux. C'est un fait indéniable, soulignait le pape, "que la tradition bimillénaire de matrice judéo-chrétienne" a été capable non seulement de former et d'irradier l'authentique "humanisme européen", mais aussi "d'harmoniser, consolider et promouvoir les principes mis à la base de la civilisation européenne et enracinés dans une pluralité de cultures".

Le pape souhaitait ainsi qu'à l'avenir également, soient sauvegardés l'identité et le rôle de l'Eglise, parce qu'elle a toujours eu une fonction déterminante sous beaucoup d'aspects" pour éduquer aux principes fondamentaux de la coexistence civile, pour offrir des réponses fondamentales aux questions sur le sens de la vie, dans la défense et la promotion de la culture et de l'identité de différents peuples".

En Slovénie comme partout ailleurs, soulignait encore le pape Wojtyla, "l'Eglise ne cherche pas des privilèges, mais désire seulement accomplir sa mission au bénéfice de toute la société".

Jean-Paul II mentionnait dans cette perspective l'accord de coopération entre la Slovénie et le Saint-Siège signé en décembre dernier et dans l'attente de la ratification du Parlement.

Cette entente concerne de nombreux aspects, du statut juridique de l'Eglise catholique à la mise en œuvre de tractations complexes sur la restitution du patrimoine ecclésiastique confisqué à l'époque communiste.

Mais pour le pape, cet accord constitue avant tout "un pacte qui garantit le droit fondamental à la liberté religieuse", et donc, "en même temps un objectif et un point de départ pour des ententes ultérieures".