« L'Immaculée, mère des hommes, reflet de la beauté et de la charité divines »

11e Session publique des Académies pontificales

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ROME, Jeudi 7 décembre 2006 (ZENIT.org) – « L'Immaculée, mère des hommes, reflet de la beauté et de la charité divines », c’est le thème de la 11e session publique des Académies pontificales, organisée cette année, au Vatican, par l'Académie internationale mariale et l'Académie pontificale de l'Immaculée.



Les travaux ont été ouverts par le cardinal Paul Poupard. La session a également offert les réflexions de Mgr Angelo Amato, secrétaire de la congrégation pour la Doctrine de la foi, membre de l'Académie mariale, et de Mgr Stanislas Nowak, évêque de Czestochowa et vice-président de l'Académie pontificale de l'Immaculée.

Le cardinal Secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, y a lu un message de Benoît XVI et au nom du pape il a remis le prix des Académies pontificales, un prix institué par le pape Jean-Paul II il y a une dizaine d’année, « afin d’encourager les jeunes chercheurs, et les institutions à promouvoir par leurs études, et leurs initiatives culturelles, l’humanisme chrétien pour le IIIe millénaire ».

Sur proposition du Conseil de coordination des Académies, le pape a attribué ce prix à la Section africaine des Congrès mariologiques dépendant de l'Académie internationale mariale et constituée d'enseignants et étudiants spécialisés du continent africain.

Le cardinal Bertone a également annoncé que le pape a attribué la médaille du pontificat à un prêtre des Philippines, le P. Fidel Stockl, ORC pour son livre intitulé : « Marie, Modèle et Mère de la vie consacrée ? Une synthèse mariale de la théologie de la vie consacrée d’après les enseignements de Jean-Paul II ».

Le Prix, rappelle le cardinal Bertone, a pour but de « promouvoir et de soutenir dans l’Eglise comme dans le monde de la culture et des arts, un projet nouveau et généreux d’un humanisme chrétien, capable de répondre de façon adéquate aux défis culturels et religieux auxquels sont confrontés quotidiennement les hommes et les femmes de notre époque ».

A propos du thème de la session, le cardinal Bertone souligne qu’il veut « mettre en relief la participation singulière de la Vierge Marie Immaculée, Mère de Dieu et Mère de tous les hommes, au mystère de Dieu, mystère éminent de beauté et de charité ».

« Dieu, Un et Trine, qui diffuse sa beauté et sa charité dans le monde créé par lui, communique ses qualités, de façon particulière, aux créatures humaines par son Médiateur très parfait, son Fils Jésus Christ, en les modelant et en les sanctifiant par la puissance de l’Esprit Saint, afin qu’elles soient saintes et immaculées devant sa face, dans la charité (cf. Ep. 1,4) ».

« Marie de Nazareth, continuait le cardinal Bertone, a excellé parmi les créatures en tant que miroir très resplendissant de la beauté divine, parce que ayant été ‘préservée’ du péché originel, et ‘comblée’ de grâce, elle est animée et envahie par la charité de l’Esprit Saint, au point de devenir le prototype de la personne humaine, qui, d’une façon totale, et sans aucune réserve, a accueilli le fils de Dieu à l’heure tragique de sa Passion, comme à l’heure de la résurrection. En restant profondément unie au Christ crucifié et ressuscité, Marie se révèle être la Mère de toute l’humanité, et en particulier des disciples de son Fils ».

Le cardinal Bertone citait tout spécialement l’encyclique de Benoît XVI Deus Caritas est à propos de Marie (n. 42), avant de souligner la dimension ecclésiale de cette réflexion, en particulier à partir de Vatican II (cf. Lumen gentium, 65).

Jean-Paul II a ainsi pu dire que « Marie est devenue fondamentale pour la pensée chrétienne » (Lettre aux Prêtres, Jeudi Saint 1995).

Benoît XVI, souligne le cardinal Bertone, « encourage tous les mariologues à intensifier leurs recherches et leurs publications », avec une « attention toute particulière à une méthode de travail respectueuse du lien fécond entre la voie de la vérité, la voie de la beauté, qui convergent dans la voie de la charité ».