« L'importance de l'oecuménisme pour la nouvelle évangélisation »

Conseil pontifical pour la promotion de l'unité, assemblée plénière

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Anita Bourdin

ROME, mardi 13 novembre 2012 (Zenit.org) – « L’importance de l’œcuménisme pour la nouvelle évangélisation » : c'est le thème de l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens à Rome, du 12 au 16 novembre.

Ce thème renvoie clairement aux débats du synode des évêques sur « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne » (7-28 octobre 2012).

On se souvient que le synode a invité des délégués fraternels aussi importants que l’archevêque sortant de Canterbury, Rowan Williams (cf. Zenit du 12 octobre 2012 et Zenit du 10 octobre 2012), et leurs interventions ont souligné la dimension œcuménique de la nouvelle évangélisation : l’unité des chrétiens est une condition de la crédibilité  de l’Annonce de l’Evangile.

Le patriarche Bartholomaios Ier a lui-même participé, le 11 octobre, aux célébrations pour l’ouverture de l’Année de la foi (cf. Zenit du 12 octobre 2012).

En recevant le primat anglican, le pape n’ pas hésité à livrer, d’abondance du cœur son diagnostic : « «  Nous sommes en marche vers l’unité  ». Il a rencontré personnellement le primat anglican, l’archevêque Rowan Williams – mercredi, 10 octobre - , et le patriarche oecuménique Bartholomaios Ier – vendredi matin, 12 octobre.

Le pape Benoît XVI a déjeuné, le 12 octobre, en la salle Paul VI du Vatican, avec le patriarche oecuménique Bartholomaios Ier et le primat anglican Rowan Williams, ainsi qu’avec les pères qui ont participé à Vatican II et étaient présents, le 12 octobre, à l’ouverture de l’Année de la foi.

Le pape a commenté l’épisode évangélique des « Pèlerins d’Emmaüs » en disant : « Il me semble que cette joie donne de la force aussi au mandat de l’évangélisation. «  Synodos  » veut dire «  chemin commun  », «  être en marche ensemble  », et ainsi, le mot «  synodos  » me fait penser au fameux chemin du Seigneur avec les deux disciples d’Emmaüs, qui sont un peu une image du monde agnostique d’aujourd’hui ».

« Jésus, leur espérance, a encore commenté le pape, était mort  ; le monde vide  ; il semblait que Dieu – réellement ou non – n’y était pas, ne s’intéressait pas à nous. Avec ce désespoir au cœur, et pourtant avec une petite flamme de foi, ils avancent. Le Seigneur marche mystérieusement avec eux et il les aide à mieux comprendre le mystère de Dieu, sa présence dans l’histoire, sa marche silencieuse avec nous » (cf. Zenit du 13 octobre 2012).

Le pape était entouré des pères du synode et des participants de la XIIIe assemblée générale ordinaire du synode des évêques, ainsi que des patriarches et archevêques des Eglises orientales catholiques, et d’une centaine de présidents des conférences épiscopales du monde entier.