L’importance du travail pour la réalisation de l’homme, selon Benoît XVI

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ROME, Lundi 20 mars 2006 (ZENIT.org) – Benoît XVI a souligné l’importance du travail pour la réalisation de l’homme et le développement de la société, dans son homélie de la messe du 19 mars, en la basilique Saint-Pierre, dimanche matin, à l’occasion du rassemblement des travailleurs. Il a confié à saint Joseph les jeunes qui ont des difficultés à trouver du travail.



« Le travail, disait le pape, revêt une importance primordiale dans la réalisation de l’homme et le développement de la société, c’est pour cela qu’il faut qu’il soit toujours organisé et qu’il se déroule dans le plein respect de la dignité humaine et au service du bien commun ».


Le travail, disait encore le pape en citant la constitution conciliaire Gaudium et Spes, doit « permettre à l’homme en tant qu’individu ou comme membre de la société, de cultiver et de mettre en œuvre sa vocation intégrale ».

Le souvenir de saint Joseph, ajoutait le pape, conduit la pensée vers le travail, « condition originaire de l’homme ».

Il affirmait : « L’Eglise a toujours manifesté, spécialement au cours du siècle dernier, attention et sollicitude pour ce domaine de la société, comme en témoignent les nombreuses interventions sociales du magistère et l’action de multiples associations d’inspiration chrétienne ».

Le pape saluait celles qui étaient présentes à cette messe, pour représenter le monde des travailleurs.

Il soulignait qu’il faut certes une qualification technique et professionnelle, mais aussi un ordre sociale juste et attentif au bien de tous.

Il ajoutait : « Il faut une spiritualité qui aide les croyants à se sanctifier à travers leur travail, en imitant saint Joseph, qui chaque jour a dû pourvoir aux besoins de la Sainte Famille, de ses mains, et c’est pour cela que l’Eglise le désigne comme le patron des travailleurs ».

Le témoignage de saint Joseph montre « que l’homme est sujet et acteur du travail », ajoutait le pape.

Et le pape disait encore : « Je voudrais lui confier les jeunes qui ont du mal à s’insérer dans le monde du travail, les chômeurs, et ceux qui souffrent de malaises dus à la crise actuelle de l’emploi ».

« En même temps, faisait remarquer le pape, il est indispensable que l’homme ne se laisse pas asservir par le travail, qu’il ne l’idolâtre pas, en prétendant trouver en lui le sens ultime et définitif de la vie ».

Il citait ce passage de l’Exode : « Tu travailleras pendant six jours, mais le septième, est le sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu » (Ex 20, 8-9).

« Il s’agit, commentait Benoît XVI, d’un passage du Livre de l’Exode qui contient aussi le récit de la remise du Décalogue par Dieu à Israël ». Une page lue justement pendant l’Eucharistie.

Or, le pape définissait le Décalogue comme une « confirmation de la liberté conquise » : « Les commandements, expliquait-il, si on les regarde en profondeur, sont le moyen que le Seigneur nous donne pour défendre notre liberté à la fois contre les conditionnements internes des passions et des abus internes des malintentionnés. Les ‘non’ des commandements sont autant de ‘oui’ à la croissance d’une liberté authentique ».