L'institut financier du Vatican poursuivra sa mission

Surveillance et transparence, les maîtres-mots

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 408 clics

Le pape François maintient l'Institut financier du Vatican - Institut pour les oeuvres de religion (IOR) : il « continuera à servir avec prudence » et à « fournir des services financiers spécialisés à l'Église catholique dans le monde entier », annonce un communiqué du Saint-Siège publié ce 7 avril 2014.

Le pape a en effet approuvé une proposition sur l'avenir de l'IOR qui réaffirme l'importance de sa mission « pour le bien de l'Église catholique, du Saint-Siège et de l'État du Vatican ».

La proposition a été élaborée par la Commission pontificale référente sur l'IOR (CRIOR), la Commission pontificale référente sur l’organisation de la structure économique et administrative du Saint-Siège (Cosea), la Commission cardinalice pour l'IOR et le Conseil de surveillance de l'IOR.

Présenté au pape par le préfet du Secrétariat pour l'économie, le cardinal George Pell, avec l’accord du cardinal Santos Abril y Castelló, président de la Commission cardinalice pour l'IOR, le texte s'inspire des réflexions sur la mission de l’IOR « dans la perspective du service religieux et pastoral de l’Église » qui ont animé la réunion du ‘Conseil de cardinaux’ (C8) du 17 au 19 février dernier (cf. Zenit du 18 février 2014).

Le communiqué précise que si les activités de l'IOR vont « continuer à diminuer » sous la surveillance de l'Autorité d'information financière (AIF), l'Institut « continuera à servir avec prudence » et à « fournir des services financiers spécialisés à l'Église catholique dans le monde entier ».

« Les précieux services qui peuvent être offerts par l'Institut assistent le pape dans sa mission de pasteur universel ainsi que les institutions et personnes qui collaborent avec lui dans son ministère », affirme la note.

Le cardinal Pell a plaidé pour « un alignement systématique durable du cadre juridique du Saint-Siège avec les meilleures pratiques réglementaires internationales ». Il a souligné quatre points d'attention « critiques » pour l'avenir de l'Institut : stricte surveillance ; amélioration de la conformité à la réglementation ; transparence ; accélération des opérations initiées en 2012 et 2013.

Les questions financières n'étaient pas au départ une priorité de sa réforme de la curie, mais la question de l'IOR s'est imposée à l'agenda du pape : après un motu proprio le 8 août 2013, une loi est entrée en vigueur le 8 octobre, afin de réglementer les activités financières dans la transparence.

Le président de l’IOR, Ernst von Freyberg et le comité de gestion, finaliseront un projet afin que l'IOR « puisse remplir sa mission comme partie prenante des nouvelles structures financières du Saint-Siège ». Le projet sera ensuite présenté au pape, ajoute le communiqué.

Le mois dernier, une tentative d'escroquerie a été démasquée par la Gendarmerie du Vatican : deux hommes ont tenté d'accéder à l'IOR avec de faux titres de crédit au porteur à hauteur de milliers milliards (cf. Zenit du 1er avril 2014).